La SNCF et RFF convoqués par la justice suite au rapport d'expertise sur la catastrophe de Brétigny

L'enquête sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) progresse : la SNCF et Réseau Ferré de France sont convoqués en septembre par les juges d'instruction d'Evry.

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La SNCF et RFF convoqués par la justice suite au rapport d'expertise sur la catastrophe de Brétigny

La justice convoque Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF, en tant que personnes morales, pour faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire qui avait fait sept morts le 12 juillet 2013, à la gare de Brétigny-sur-Orge en Essonne. Les deux sociétés devront respectivement se présenter devant les juges d'instruction d'Evry les 16 et 18 septembre, selon le groupe de presse quotidienne régionale Ebra, repris par l'AFP. Le parquet de la municipalité a ouvert une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires peu de temps après la tragédie.

Etat de délabrement jamais vu

"Cela nous donnera accès au dossier et nous permettra d'enrichir notre compréhension (des faits) et d'améliorer notre programme d'action Vigirail" qui vise à renforcer la sécurité des aiguillages et à moderniser la maintenance, a indiqué le porte-parole de la SNCF Patrick Ropert à l'AFP.

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Cette convocation est "la suite logique du rapport d'expertise" qui a incriminé la SNCF et RFF pour cet accident, a estimé une source judiciaire citée par l'AFP. Selon ce document publié il y a deux mois, c'est le basculement d'une éclisse (une attache métallique chargée de relier entre eux deux rails) qui aurait provoqué le drame. Il dénonce "un état de délabrement jamais vu" du réseau ferroviaire. Pour le rénover, la SNCF et RFF vont devoir engager des investissements massifs.

Pas d'acte de malveillance

"Nous ne sommes pas en présence d'un acte de malveillance. Le processus ayant abouti à la désagrégation complète de l'assemblage s'est bien au contraire étalé sur plusieurs mois et a concerné l'ensemble de l'appareil de voie incriminé, sur lequel ont été relevées plus de 200 anomalies de divers degrés de criticités", soulignent les experts chargés de l'enquête dans le rapport. Et de poursuivre, "la plupart de ces anomalies étaient connues de la SNCF ou de ses agents sans pour autant" qu'ils y aient remédié "de façon adéquate".

Lélia de Matharel

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