La SNCF et l’Onera s’unissent pour développer des drones de surveillance des 30 000 kilomètres de voies

Pour surveiller ses 30 000 kilomètres de lignes ferroviaires à l’aide de drones, SNCF Réseau a fait appel à l’Onera. Ce partenariat de 4 millions d’euros vise in fine à automatiser le système actuel.

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La SNCF et l’Onera s’unissent pour développer des drones de surveillance des 30 000 kilomètres de voies

La surveillance des infrastructures de la SNCF via les drones s’apprête à changer d’échelle. On savait le donneur d’ordre parmi les entreprises les plus actives en matière d’utilisation de drones : le rapprochement avec l’Onera marque une nouvelle étape. Réseau SNCF (qui réunit SNCF Infra, DCF et RFF) vient de nouer un partenariat sur 5 ans avec le centre de recherches et technologies aéronautique et spatial, dont le montant s’élève à 4 millions d’euros.

"L’objectif est de passer des expérimentations locales avec des drones au développement et à la définition d’un futur système plus automatisé, résume Florent Muller, expert système et surveillance à l’Onera et chef de ce nouveau partenariat. En un mot, il s’agit de mettre en place un système qui soit chaque jour exploitable et opérationnel". Avec pour spécificités l’étendue géographique des infrastructures (30 000 kilomètres de voies ferrées) et leur diversité (gares, technicentres ferroviaires, ouvrages d’art, trains...).

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Des algorithmes pour assister les pilotes

Pour SNCF Réseau, l’enjeu est bien sûr économique : grâce aux drones, la surveillance des voies ferrées (présence de végétation, d’objets…), mais aussi des gares (état des verrières, des poutrelles métalliques…) ou bien encore des caténaires pourrait devenir plus efficace, plus rapide et plus sûre, par rapport aux interventions humaines. Des problématiques communes avec nombre d’autres industriels.

Mais pourquoi un tel partenariat avec l’Onera ? Le centre de recherche accumule plus de 15 ans d’expérience dans les drones, aussi bien dans les logiciels de traitement du signal que dans les équipements (capteurs, radars...). "L’un de nos axes de travail concerne l’intelligence du vol, c’est-à-dire des algorithmes de pilotage et de guidage qui assistent le pilote dans un environnement spécifique, précise Florent Muller. Cela permet par exemple de surveiller au plus près un ouvrage d’art". Autre axe de recherche évoqué : parvenir à former des flottes de drones capables de communiquer ensemble et d’interagir afin de se répartir la tâche.

Un outil interne de simulation numérique

Pour tester ses solutions, les équipes de l’Onera vont pouvoir s’appuyer sur le Simulation Lab. Types de capteurs embarqués, nature des drones, définition de l’environnement proche, conditions climatiques… Avec toutes ces données, l’Onera peut valider grâce à cet outil interne de nouveaux concepts. Et répondre à ce type de question : vaut-il mieux pour SNCF Réseau employer sur une zone définie 50 petits drones basse altitude ou 5 grands drones insérés dans l'espace aérien ?

Par ailleurs impliqué dans la recherche de systèmes de détection et de neutralisation des drones, en particulier depuis la multiplication ces derniers mois d’incidents impliquant ces engins, l’Onera veut aussi avec ce partenariat se positionner comme un acteur de choix dans le drone civil. Si le domaine du drone militaire était jusque-là majoritaire, les besoins grandissants des donneurs d’ordres issus du civil (en matière de traitement de données notamment) pousse le centre de recherche à sortir du bois.

Olivier James

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