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La SNCF et Alstom vont mettre au point un TER hybride, déployé en série dès 2022

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

La SNCF, Alstom et trois régions françaises ont annoncé le 17 septembre la mise au point d'un TER hybride. Le train doit être déployé en série dès 2022. Il devrait permettre de réduire de 20% la consommation énergétique. 

La SNCF et Alstom vont mettre au point un TER hybride, déployé en série dès 2022
Le TER hybride sera mis au point à partir d'une rame Régiolis modifiée.
© Alstom Transport

Lundi 17 septembre, la SNCF a annoncé la mise au point d’un TER hybride avec le concours d’Alstom et des régions Grand-Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Le train combinera plusieurs sources d’énergie en fonction des situations : alimentation électrique par caténaire, moteurs thermiques et énergie stockée dans les batteries. Il visera un objectif de réduction de 20% de sa consommation énergétique. Les différentes parties ont investi 16,6 millions d’euros dans le projet.

Le train sera fabriqué par Alstom. Il s’agira d’une rame Régiolis modifiée et issue de la flotte de la région Occitanie. Concrètement, la

moitié des moteurs diesel de l’engin seront remplacés par des batteries lithium-ion de grande capacité. “Celles-ci peuvent récupérer l’énergie de freinage du train (actuellement essentiellement dissipée sous forme de chaleur), la stocker puis la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train”, précise la SNCF.

Sa conception et sa production seront gérées à Reichshoffen (Bas-Rhin), centre d’excellence Alstom pour les trains régionaux. La chaîne de traction sera réalisée sur le site de Tarbes (Hautes-Pyrénées) et l’informatique embarquée à Villeurbanne (Rhône).

Les premiers essais de la rame Régiolis Hybride auront lieu en 2020. La SNCF espère ensuite une entrée en service commercial d’une première rame en 2021 “pour valider en conditions réelles les fonctionnalités et les performances de la solution”, explique la SNCF. Un déploiement en série est prévu en 2022.

Une alternative aux tractions thermiques sur les petites lignes

Selon Frank Lacroix, directeur général TER cité dans un communiqué, "aucune autre solution ne permet à court terme sur le matériel en exploitation de tels gains: une réduction de 20% de l'énergie consommée et des gaz à effet de serre."

Pour les régions, le TER hybride représente une alternative aux tractions thermiques sur les petites lignes qui ne sont pas entièrement électrifiées et où l’installation d’infrastructures électriques s’avérerait trop coûteuse.

Sur le long terme, la SNCF souhaite remplacer toutes ses tractions thermiques par des technologies sans émission de carbone, notamment à l’aide du train à hydrogène. Une technologie d’ailleurs inaugurée par Alstom en Allemagne le 16 septembre en Allemagne.

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