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La SNCF candidate à sa propre succession sur les lignes Intercités

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Alors que le gouvernement a annoncé jeudi 9 novembre vouloir tester la concurrence sur deux lignes Intercités, Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, d’ici à 2022, le président de la SNCF Guillaume Pepy a annoncé que la société sera candidate, avec une belle offre.

La SNCF candidate à sa propre succession sur les lignes Intercités
La SNCF n'entend pas abandonner l'exploitation des Intercités.
© AMarques432 - Flickr - C.C.

Les trains d’équilibres du territoire (TET) subventionnés par l’Etat, sont de moins en moins nombreux. Plusieurs lignes de ces Intercités ont déjà été reprises par les régions. Et le gouvernement prépare l’ouverture à la concurrence en 2022 pour deux lignes aujourd’hui exploitées par la SNCF qui serviront de pilotes : Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux.

Jeudi 9 janvier, lors de ses vœux à la presse, Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF et PDG de SNCF Mobilités, a rappelé qu’il s’agissait de "deux belles lignes d’aménagement du territoire. Ce ne sont pas des lignes déficitaires. Certes, elles n’ont pas de recettes commerciales suffisantes et nécessitent des subventions publiques."

La SNCF, qui les exploite aujourd’hui, est déjà candidate à sa propre succession. "Nous nous battrons pour gagner avec une belle offre", ajoute Guillaume Pepy. A la question "envisagez-vous de rouvrir des gares et d’augmenter la fréquence des trains ?", il répond "pourquoi pas ?" Étonnant, quand on sait que le service des Intercités est de plus en plus déficient, que l’on ne compte plus les gares et les trains supprimés. D’ailleurs, pour 2019, la SNCF - qui sent le vent du boulet de la concurrence - a annoncé le WIFI sur les lignes Intercités Paris-Clermont et Paris-Limoges-Toulouse.

Le CDG Express frôle l’élimination pour les JO de 2024

Mais ces vœux, les derniers avant la nouvelle SNCF issue de la loi sur le ferroviaire, étaient aussi l’occasion de revenir sur les soucis du futur Charles-de-Gaulle Express, dont le contrat d’exploitation a été attribué en fin d’année au groupement Hello Paris associant les opérateurs Keolis (groupe SNCF) et RATP Dev. Les politiques – la présidente de la Région (LR) Valérie Pécresse et la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS) – sont depuis montées au créneau pour demander plus de temps afin de ne pas créer d’interférences avec les travaux du RER B et dégrader une qualité de service déjà très mauvaise sur cette ligne qui transporte 900 000 voyageurs par jour.

Le préfet Cadot a été nommé par le gouvernement pour assurer une médiation et trouver une solution qui convienne et permette de tenir les délais. A savoir, être prêt pour les Jeux olympiques de 2024. Seulement le temps presse. Le planning était déjà serré et Jean-Pierre Farandou, le patron de Keolis, avouait à cette occasion que "si les travaux ne commençaient pas dans les six prochains mois, il ne serait plus possible de tenir les délais."

Une autre source de la SNCF estimait même que la date de 2024 n’était plus une priorité. "On ne peut pas tout faire en même temps.Allusion à tous les chantiers qui vont se télescoper : Roissy-Picardie, CDG Express, RER B, Grand Paris Express…

770 millions d’euros de manque à gagner avec les grèves

Financièrement, l’année 2018 n’aura finalement pas été l'annus horribilis crainte pour la SNCF, malgré les grèves responsables, selon la direction, d’un manque à gagner de 770 millions d’euros. "Les résultats seront positifs de manière significative et la dynamique commerciale est intacte", a même indiqué le patron de la SNCF.

Les résultats seront excellents pour la filiale Keolis, avec une croissance importante et une première année bénéficiaire sur le réseau de Boston. Geodis  est également en forme, malgré les gilets jaunes qui ont faire perdre 10% de trafic en camions complets ces dernières semaines. La filiale fret et logistique de la SNCF travaille sur l’avenir, avec des camions électriques dans Paris et même un projet de ligne de métro traversant la capitale pour les livraisons.

 

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