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L'Usine Agro

La Sill fédère ses PME laitières dans la douceur

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Rien ne vaut la méthode douce pour marier des entreprises concurrentes. Le groupe laitier finistérien Sill rapproche progressivement ses PME bretonnes en mutualisant certaines tâches transversales : marketing, logistique, industrie...

La Sill fédère ses PME laitières dans la douceur

Les yaourts Malo, le beurre Le Gall, le lait bio Grandeur Nature… Vous connaissez ? Derrière ces marques traditionnelles, emblématiques de la Bretagne, se cache un groupe familial privé, la Société industrielle laitière du Léon (Sill), basé à Plouvien (Finistère). Né en 1962, il n’a cessé de grandir au fil des décennies à coups de rachats d’entreprises depuis les années 1990 : la Compagnie arctique en 1992, Primel gastronomie en 1995, la laiterie Le Gall en 1998 ou la laiterie de Saint-Malo en 2008.  

Le fabricant s’est toujours refusé à rassembler sur un même site les productions et à fusionner tous les services, comme cela peut être d’usage dans les grands groupes. La Sill, qui appartient aux familles Falc’hun et Léon, a mis en place des stratégies des rapprochements progressives dans certains domaines. Dans le marketing et le commerce, des services communs ont été créés. Arrivé en 2009 à la tête de la laiterie Le Gall, basée à Quimper (Finistère), Fréderic Bourget, ancien de Smithfield Foods, a pris en charge l’ensemble des marques du groupe, des produits laitiers aux surgelés en passant par les soupes et jus de fruits. "Nous sommes plus forts avec une offre groupée et des produits complémentaires. Nous avons plus de chances d’intéresser les clients. Cela nous permet également d’organiser des opérations marketing communes", souligne Fréderic Bourget, le directeur marketing. Parallèlement, des équipes de ventes communes ont été créées pour les trois marques Malo, Le Gall et Grandeur nature, même si elles ne sont pas forcément distribuées dans les mêmes secteurs.

Regroupement des activités logistiques

La logistique a également été repensée. "Malo dispose d’un vaste outil de stockage de 25 000 mètres carrés depuis 2010. Elle nous sert de plate-forme globale pour les produits laitiers. Elle est seulement à trois heures de route de Quimper", souligne Fréderic Bourget, qui assure que la plate-forme devrait encore s’agrandir en 2014. L’essentiel des produits fabriqués par l’usine Le Gall, qui ne dispose pas de terrain disponible pour s’agrandir, partent ainsi vers le site de Saint-Malo. Seuls les produits bios de marque Grandeur nature restent stockés sur le site puis sont expédiés directement chez les distributeurs.

En revanche, l’activité industrielle n’est pas totalement intégrée. Il n’y a pas encore de direction industrielle pour le groupe. "Notre modèle est évolutif, décrypte Fréderic Bourget. Il se fait progressivement au gré des changements de personnes". Un directeur industriel pourrait un jour être nommé mais pas tout de suite. En attendant, les différentes entités pratiquent le partage d’usines. Les fromages à la crème de la marque Le Gall sont ainsi fabriqués dans l’usine de la Sill, à Plouvien (Finistère).

Ce mouvement de rapprochement entre les différentes entités du groupe se fait en parallèle d’investissements dans l’outil de production. Malgré plusieurs mois de retard dû à des démêlés judiciaires avec certains riverains, la Sill a inauguré début octobre une chaudière à biomasse sur son site de Plouvien, où 4,8 millions d’euros ont été investis. Remplaçant une chaudière à gaz, elle va produire 85 % des 80 000 tonnes de vapeur nécessaires chaque année à la laiterie. "Cela va nous permettre de réduire de 80 % nos émissions annuelles de CO2 et de baisser par dix notre facture énergétique", explique Gilles Falc’hun, le président du groupe. Ce chantier achevé, la Sill prévoit la construction pour 2015 d’une unité de séchage pour fabriquer du lait infantile, à destination de la Chine, de l’Inde et du Moyen-Orient. 30 à 35 millions d’euros seront investis.

Le chiffre d’affaires de la Sill a été de 340 millions d’euros en 2012, stable par rapport à l’année précédente. 55 % est réalisé dans le lait, 30 % à marque propre, 35 % à l’export et 10 % en bio.

Adrien Cahuzac

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