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La Sill, fédératrice de PME agroalimentaires

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La Sill, fédératrice de PME agroalimentaires
La Sill se développe sans rassembler ses productions ni fusionner les services.

L’appétit vient en mangeant dit-on, et la Société industrielle laitière du Léon (Sill) en sait quelque chose. Connu pour les yaourts Malo et le beurre Le Gall, ce groupe fondé par les familles Falc’hun et Léon en 1962 s’est développé par croissance externe ces dernières années. En 1992, après trente ans de vie paisible dans son fief de Plouvien (Finistère), la Sill réalise sa première acquisition, la Compagnie artique. Primel Gastronomie suivra en 1995, puis la Laiterie Le Gall en 1998 et la Laiterie de Saint-Malo en 2008. Dernière acquisition en date, Le Petit Basque, spécialisé dans les produits issus du lait de brebis et installé près de Bordeaux (Gironde), est avalé en avril 2014. « Il y avait une complémentarité géographique et commerciale presque évidente entre nos sociétés », justifie Gilles Falc’hun, le PDG de la Sill. Pour financer cette opération, 120 millions d’euros ont été levés auprès de partenaires, notamment de Bpifrance et de banques, mais aussi en utilisant des placements privés.

Malgré toutes ces acquisitions, la Sill n’a jamais rassemblé sur un même site ses productions et n’a pas fusionné les services, comme c’est souvent l’usage dans les grands groupes. « Nous avons réuni progressivement les forces commerciales de nos marques de produits laitiers. En revanche, nous ne souhaitons pas transférer la production. Nos marques sont attachées à des territoires », souligne Gilles Falc’hun. Si des mutualisations (marketing, logistique…) ont été peu à peu mises en place, le groupe préserve une certaine indépendance de ses marques, apparaissant un peu comme une fédération de PME. Aucune direction industrielle centrale n’existe encore. « Notre modèle est évolutif, estime Frédéric Bourget, le directeur du marketing. Il se fait progressivement au gré des changements de personnes. »

En attendant, la Sill pratique aussi la croissance interne. En mai sera lancé le chantier d’une usine de poudre de lait infantile à destination du grand export, notamment vers la Chine et le Moyen-Orient. À Plouvien, 50 millions d’euros ont été investis dans une usine qui devrait voir le jour fin 2016, avec quelques mois de retard suite à des recours administratifs. Une activité qui devrait rapporter un volant d’affaires supplémentaire de 90 millions d’euros. À 67 ans, Gilles Falc’hun, qui dit avoir préparé sa succession sans donner plus de détails, n’a pas comblé son appétit. La Sill réalise désormais un chiffre d’affaires de 410 millions d’euros et l’effectif atteint 1 000 salariés répartis dans ses sept usines.

AC

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