La semaine de l’économie du 29 août au 2 septembre

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Mois d’août difficile pour l’industrie française
La production a reculé au mois d’août en France, pour la première fois depuis juin 2009, selon l’indice PMI manufacturier. L’indice est repassé sous la barre des 50 points (qui signale une contraction de l’activité). "La contraction s’accélère, les nouvelles commandes affichant en août leur plus fort repli depuis mai 2009", souligne l’étude réalisée par Markit. Les industriels pâtissent du ralentissement de l’activité en France mais aussi de la demande internationale, notamment celle des pays émergents dont la croissance devrait être un peu moins dynamique. Les nouvelles commandes reculent à la fois sur le marché intérieur mais aussi – pour la première depuis plus de deux ans – à l’exportation. Seule bonne nouvelle : les industriels envisagent de continuer à renforcer leurs effectifs, malgré la baisse de l’activité. Mais cette hausse des emplois annoncée est la plus modérée depuis janvier, met en garde Markit. "Les perspectives à court terme s’annoncent médiocres et le secteur manufacturier représentera probablement une source de faiblesse pour le PIB du troisième trimestre 2011", conclut Jack kennedy, l’économiste de Markit.

Van Rompuy convainc les patrons
Il fallait rassurer des patrons, chamboulés par un été chaotique. Hermann Van Rompuy, le président de l’Union européenne, était attendu de pied ferme à l’université d’été du Medef. "L’homme de la situation", "l’horloger des compromis impossibles", selon Laurence Parisot, a tenu son rôle. "La zone euro est coriace", défend un Hermann Van Rompuy un peu raide. "Convaincu" que la zone euro pouvait échapper à la récession et sortira renforcée de la crise, il a cependant adressé un rappel à l’ordre aux gouvernements. "On a besoin de plus de coordination et de cohérences dans les messages que l’on donne à l’extérieur sur les marchés. Critiquer les décisions prises collectivement est une erreur stratégique", a-t-il assuré, en martelant que la mise en place rigoureuse des décisions du sommet du 21 juillet devait être "la priorité des priorité" des membres de la zone euro. "Tout l’accord, rien que l’accord". Sous le grand chapiteau de Jouy-en-Josas, le patronat applaudit. Reste à voir si les dirigeants de la zone euro, seront aussi sensibles aux admonestations d’Hermann van Rompuy. Septembre s’annonce critique pour la zone euro, alors que les parlements des 17 membres vont devoir valider le plan d’aide à la Grèce du 21 juillet. La Finlande réclame des garanties financières, un traitement spécial que les Pays-Bas et l’Autriche pourraient aussi négocier.

Libye : les contrats de l’après Kadhafi
Les contrats de l’après-Kadhafi se préparent en coulisses. Les 49 pays réunis à Paris pour la conférence sur la Libye ont ouvert la voie aux déblocages d’avoirs libyens et à la préparation de la transition. L’Union européenne a aussi annoncé la levée des sanctions contre 28 sociétés libyennes. Mais ce sont aussi la répartition des contrats gaziers et pétroliers qui occupent les esprits. La France profitera-t-elle d’un traitement de faveur ? Un document promettant 35 % du pétrole libyen à Paris en l’échange de son intervention a été démenti par le Conseil national de transition libyen. "Pas de favoritisme politique" a juré le CNT. Pour mettre toutes les chances de son côté, la cinquantaine d’entreprises présentes en Libye préparent déjà leur retour dans le pays. Une réunion sur le sujet doit se tenir mardi 6 septembre, au Medef à Paris, organisée par le Medef international et la chambre de commerce franco-libyenne, en présence des entreprises et de l’ambassadeur de France en Libye.


Solène Davesne

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