La semaine de l'économie du 27 juin au 1er juillet

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La semaine de l'économie du 27 juin au 1er juillet

Les LBO passent la crise sans souci

Les entreprises sous LBO ont gardé la santé. Alors que la crise financière a fait craindre le non remboursement des dettes à fort effet de levier contractées par ces entreprises dans le cadre des opérations de capital transmission, le baromètre réalisé par OpinionWay pour l’Association françaises des investisseurs en capital (Afic) montre le contraire. " En 2008, tout le monde pensait que les LBO allaient mettre les banques à genoux, rappelle Louis Godron, le président de la commission transmission de l’Afic et l’associé de la société d’investissement Argos Soditic. Heureusement cela ne s’est pas passé. L’accompagnement de l’investisseur permet une réduction des risques pour l’entreprise. Les réflexes que nous avons acquis nous ont aidés à faire passer la crise aux entreprises en portefeuille. "
En 2010, seules 19,2 % des entreprises sous LBO n’ont pas pu respecter leurs clauses bancaires (ou covenants), contre 24 % en 2009. Et seulement 1,8 % de ces entreprises n’ont pas pu trouver de solution à leur difficulté, les autres ayant pu négocier un rééchelonnement de leur dette, un nouvel apport de fonds propres ou les deux. Plus les opérations de LBO étaient importantes, plus les risques étaient maîtrisés. Ainsi, pour les investissements des fonds supérieurs à 100 millions d’euros, seules 4,5 % des entreprises n’ont pas pu respecter les covenants bancaires, et toutes ont réussi à négocier une solution.
Le mur de la dette qui effrayait la sphère financière au début de la crise semble donc n’être plus qu’un souvenir. " On a sous-estimé la flexibilité des partenaires des LBO, fonds d’investissement et banques, estime Louis Godron. C’est dans leur intérêt de renégocier pour que l’entreprise puisse repartir. "
L’Italie gagnée par la rigueur
La rigueur fait recette en Europe. Mercredi, la Grèce a adopté son plan d’austérité prévoyant 28 milliards d’euros de nouvelles économies et 50 milliards de recettes supplémentaires grâce aux privatisations. Jeudi, c’était au tour de l’Italie. Le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté un nouveau plan de rigueur de 47 milliards d’euros, le deuxième en un an. Pour rassurer les agences de notations, la cure d’austérité prévoit un gel des salaires des fonctionnaires, la hausse de l’âge de départ à la retraite dès 2014, et non plus 2015, ainsi que la création d’une taxe de 0,15 % sur les transactions financières. Pas question pour l’Italie de connaître le sort de la Grèce. Car Rome se sait surveillée. Après Standard and Poor’s qui a abaissé à « négative » la note de la dette long terme de l’Italie, Moody’s a menacé de dégrader la note souveraine AA du pays (et par effet domino de cinq entreprises contrôlées par l’Etat italien). Handicapé par une dette énorme, qui représente 120 % de son PIB, la troisième économie européenne a fait du surplace au premier trimestre (0,1 % de croissance). Depuis dix ans, selon l’institut de statistique italien, le pays a enregistré l’un des taux de croissance les plus mous de la zone euro.

Le chômage joue au Yoyo
Après avoir baissé pendant quatre mois, le nombre de demandeurs d’emplois est reparti à la hausse en mai avec plus 0,7 % (par rapport au mois dernier) de demandeurs de catégorie A, c’est-à-dire ceux qui n’ont eu aucune activité. Sur l’ensemble des catégories, il augmente de 1 %. La croissance économique avait pourtant surpris au premier semestre mais comme l’Insee attend un léger trou d’air pour les prochains mois avant une reprise en fin d’année, cette situation pourrait être cohérente et ne préjuge pas du résultat de l’ensemble de l’année. D’autant que l’interim en revanche reste dynamique, la progression de janvier à mai est de 17,3 % selon le Prisme (syndicat professionnel) qui a dévoilé ces résultats le 29 juin. L’industrie reste la locomotive de ce type d’emploi. Sur les cinq premiers mois, la hausse dans ce secteur est de 26,9 % alors que le BTP est en dessous de 10 points.
Au global sur l’année, le chômage pourrait donc parvenir à un léger recul par rapport à 2010, autour des 9 %. De l’autre côté du Rhin la situation est nettement meilleur, avec une tendance baissière sans discontinuer.
En Allemagne au mois de juin, le taux s’établissait à 7 % soit son niveau le plus bas depuis la réunification du pays il y a quinze ans.
Solène Davesne et Arnaud Dumas

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