La semaine de l'économie du 26 au 30 septembre 2011

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La conférence de l’industrie au travail
Après des débuts difficiles, la conférence nationale de l’industrie passe la vitesse supérieure. Le ministre de l’industrie Eric Besson a présidé cette semaine une réunion plénière de la structure créée dans la foulée des Etats généraux de l’industrie en mars 2010. Jusque la fin de l’année, trois autres réunions sont prévues, auxquelles Eric Besson devrait participer. Au cours des douze derniers, la CNI ne s’est réuni en format plénier qu’à deux reprises. Après la compétitivité, la conférence coprésidée par Jean-François Dehecq qui réunit industriels, partenaires sociaux et représentants de l’Etat doit se pencher dans les prochains mois sur le financement de l’industrie, l’innovation et la formation. Son rapport, sur l’état de l’industrie et ses propositions d’actions, est attendu en janvier 2012.

Régime sec pour le budget
« L’effort est soigneusement dosé pour préserver la croissance », assure Valérie Pécresse, la ministre du budget. Le projet de loi de Finances pour 2012, transmis mercredi à l’assemblée nationale, ressemble fort à un budget de rigueur. Selon Bercy, l’effort de réduction du déficit pour 2011 et 2012 atteint 45 milliards d’euros. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur les baisses des dépenses de l’Etat, qui devraient baisser « pour la première fois depuis 1945 » hors charge de la dette. Mais il fait aussi la part belle aux hausses d’impôts. A la faveur des mesures d’urgence présentées cet été (limitation des reports de déficit de l’IS, nouveau coup de rabot sur les niches fiscales, taxe sur les boissons sucrées…) le taux de prélèvement obligatoire devrait progresser fortement, passant de 43,7 % en 2011 à 44,5 % en 2012. A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement met en avant l’équité, en assurant « demander plus à ceux qui ont plus ». Les entreprises devraient supporter environ 5 milliards d’euros supplémentaires de prélèvement, via des hausses de taxes et de charges sociales comprises dans le budget de la sécurité sociale.

Ménages : moins de consommation, plus d’épargne
La consommation des ménages français a stagné cet été. Dans le détail, les dépenses ont baissé de 0,2 % en juillet avant de remonter de 0,2 % en août. « Cela reste médiocre d’autant que la hausse du mois d’août, en pleine vacances, est peu significative. La consommation n’a plus de souffle», souligne Alexander Law, l’économiste de Xerfi. Le traditionnel moteur de la consommation devrait avoir encore des difficultés à redémarrer dans les mois à venir. Inquiets des perspectives à venir, les ménages préfèrent épargner. En septembre, le moral des ménages a atteint son plus bas niveau depuis début 2009. Le recul de l’inflation, qui devrait donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat des ménages, ne devrait pas suffire à soutenir la consommation. Au deuxième trimestre, l’augmentation du pouvoir d’achat (en hausse de 0,6 % contre 0,2 % au premier trimestre) a surtout servi aux ménages a augmenté encore leur taux d’épargne. De 15,9 % au premier trimestre, l’effort d’épargne des Français est passé à 17 % de leur revenu, un niveau historique.

Solène Davesne

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