La semaine de l’économie du 11 au 15 octobre

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La semaine de l’économie du 11 au 15 octobre

La course folle de l’euro

Mais que fait l’euro à ces sommets ? Il y a six mois, alors que la zone euro traversait la plus grave crise de son histoire, les économistes pariaient sur une baisse de la monnaie unique vers 1,20 dollar fin 2010. Depuis une semaine, elle flirte à nouveau avec 1,40 dollar, ce qui risque fort de pénaliser les exportateurs européens, Airbus en tête.

Hier, le ministre japonais des Finances a annoncé qu’il se tenait prêt à intervenir dès que nécessaire sur le marché des changes pour abaisser la valeur du yen, au plus haut face au dollar. La Corée du Sud s’est déjà lancé dans des interventions du même genre pour faire baisser le won, et favoriser ses exportateurs. Pour soutenir la croissance américaine, la Fed devrait préparer de nouvelles mesures d’intervention. Le Brésil est aussi intervenu pour sur le marché des changes et la Chine reste sourde aux demandes de ses partenaires commerciaux de réévaluer le yuan.

Dans ce contexte, la BCE, qui se refuse à intervenir sur les changes, se retrouve bien isolée. Et l’Euro risque d’en faire les frais. Pour se sortir de cette mauvaise passe, l’Europe aurait besoin à tout prix d’un accord lors du G20 de Séoul, le 12 novembre sur la question des changes. Pas évident car la guerre est déjà déclarée...

Le crédit d’impôt recherche raboté

Mercredi, la commission des Finances de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi de Finances. Comme ils l’avaient annoncé, les députés ont adoptés dans la nuit plusieurs amendements pour rogner le crédit impôt recherche.
Seules 50 % dépenses de personnel (contre 75% actuellement) pourront être retenus pour le calcul des dépenses de fonctionnement éligibles. Les entreprises devront réaliser elle-même au moins 50 % de leurs dépenses. Les majorations pendant les deux premières années sont supprimées. Enfin, le plafond de 100 millions d’euros, au-delà duquel le taux du CIR est abaissé à 5 % contre 30 % des dépenses éligibles devrait être désormais calculé au niveau du groupe et non plus filiale par filiale.

Les parlementaires ont suivi peu ou prou aux propositions formulées par le rapport de l’Inspection général des Finances, rendu public il y a quelques semaines. Reste à voir si tous ces amendements seront adoptés lors de l’examen en séance à partir de lundi 18 octobre.

Le budget 2011 recèle d’autres mauvaises surprises pour les jeunes entreprises innovantes cette fois. Discrètement, le gouvernement a décidé de réviser le statut fiscal des jeunes entreprises innovantes (JEI) adopté en 2004, en plafonnant les exonérations de charges sociales accordées. Une mesure qui ne devrait rapporter pourtant que 57 millions d’euros.

Les entreprises valent plus

C’est le signe, enfin, d’un redressement du marché. Les valorisations des entreprises moyennes non cotées (entre 15 et 150 millions d’euros de chiffre d’affaire) ont augmenté de 7 % au premier semestre 2010. A 6,4 fois l’EBITDA, celle-ci reste cependant encore largement en dessous des sommets atteints en 2007. Les entreprises moyennes se négociaient alors à 9 fois leur EBITDA. Mais entre les groupes industriels et les fonds LBO, qui disposent de trésor de guerre qu’ils n’ont pas réussi à investir en 2008 et 2009, la lutte est rude pour mettre la main sur les meilleures cibles. « De nombreux fonds souhaitent aujourd'hui accélérer leur rythme d’investissement avant de pouvoir solliciter leurs investisseurs pour une nouvelle levée », commente Gilles Mougenot, le président d’Argos Soditic France qui a réalisé l’étude. Or malgré la hausse des valorisations, le nombre de transactions effectivement réalisées est toujours à un point bas.

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