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L'Usine Aéro

La sécurité du Boeing 737 MAX mise en doute

Olivier James ,

Publié le

Entré en service depuis deux ans, le 737 MAX de Boeing est impliqué dans deux crash intervenus à quelques mois d’intervalles. Le roll out du 777X prévu mercredi 13 mars est reporté.  

La sécurité du Boeing 737 MAX mise en doute
Les capteurs d’incidence et plus largement la maintenance des appareils semblent être en cause.
© Boeing

La concomitance des deux accidents fait naître la suspicion. Mis en service depuis deux ans seulement, le 737 MAX de Boeing est en cause dans deux crash d’avions. Après le crash de l’appareil de Lion Air intervenu le 29 octobre 2018 en mer de Java ayant entraîné la mort de 189 personnes, c’est au tour de la compagnie Ethiopian Airines de déplorer un accident aérien majeur : un Boeing 737 MAX, assurant la liaison Addis Abeba (Ethiopie) à Nairobi (Kenya) s’est écrasé dimanche 10 mars, causant la mort de 157 personnes.

A ce stade, et alors que l’enquête devant déterminer les causes du crash débute à peine, il est trop tôt pour conclure. Reste que des similitudes apparaissent quant aux conditions dans lesquelles se sont déroulés les deux accidents, impliquant le 737 MAX 8. Et les regards se tournent plus précisément vers les sondes d’incidence du 737 MAX. Dans son rapport préliminaire publié le 29 octobre 2018, les autorités de sécurité aérienne indonésiennes (NTSC) mentionnent l’implication de cet équipement. Si le document pointe du doigt des défaillances de la part de la compagnie aérienne notamment en matière de maintenance, les capteurs d’incidence (AOA, en anglais) qui renseignent sur l’angle de vol de l’appareil sont également en cause.

Un engin déjà vendu à 5 000 exemplaires

Suite à l’accident de Lion Air, des organisations de pilotes américains ont estimé que Boeing avait manqué de transparence. Selon des propos rapportés par le Financial Times le 13 novembre 2018, ils ont déclaré que "Boeing n'avait pas fourni d'informations suffisantes indiquant que le système de prévention de décrochage automatique du nouveau 737 Max pouvait, dans certaines circonstances, essayer de forcer le nez de l'avion, même si les pilotes le pilotaient manuellement, ce qui conduirait à une plongée abrupte et rendant l’appareil difficile à contrôler".

Si des défaillances sur ces sondes sont confirmées, Boeing n’aura d’autre choix que d’intervenir rapidement. D’autant que cet appareil, version remotorisée de son monocouloir, est déjà vendu à plus de 5 000 exemplaires. Les autorités chinoises ont décidé dès lundi 11 mars de clouer au sol la centaine de 737 MAX 8 opérés dans le pays. Si des mises à jour informatiques pourraient suffire, le risque financier serait assez faible pour l’avionneur. Mais si le problème est plus profond, cela nécessitera de revoir la conception des sondes et pourrait remettre en cause leur nombre : alors que le Boeing 737 MAX est équipé de deux sondes d’incidence, l’appareil concurrent, l’Airbus A320neo en possède trois.

 

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