Quotidien des Usines

La SCE, placée en liquidation judiciaire, est à vendre

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Social. La Société centrale d’Eclairage (SCE), spécialisée dans les luminaires décoratifs d’intérieur, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Foix (Ariège). La décision a été assortie d’une poursuite d’activité jusqu’au 12 décembre.
« Nous voulons profiter de ce délai pour trouver un repreneur qui serait intéressé par notre position, par le maintien d’une partie de la production et le maintien des 65 emplois de l’usine », déclare Bruno Josse, P-DG de la SCE, implantée à Lézat-sur-Lèze (Ariège), dont la mise en redressement judiciaire a été prononcée fin juillet.

Dès le début des années 2000, les difficultés commencent pour l’entreprise : la démocratisation de la décoration, « qui est devenue un objet de décoration comme un autre », mais surtout la forte concurrence des produits chinois « moins chers », a conduit à une évolution du marché.
D’une part, la crise économique mondiale a empêché la SCE de se rattraper sur un autre marché. « Et, d’autre part, nos clients ont accru leurs exigences sur le plan de la qualité de nos produits, pour avoir une véritable valeur ajoutée, justifiant le prix de nos luminaires », explique Bruno Josse. Enfin, un chiffre d’affaires en baisse n’a pas permis de couvrir, ni rembourser les dettes contractées par l’entreprise. « Nous avons alors demandé une procédure de sauvegarde, mais cela a créé une aspiration de trésorerie, puisque dans ce contexte-là, il faut payer comptant », regrette le P-DG.

Pourtant, Bruno Josse reste confiant « Nous avons des pistes pour des repreneurs ». Selon lui, la SCE reste attractive du fait de sa production « très intégrée », ce qui lui confère une forte autonomie et un réel savoir-faire technique. « Nous existons depuis 1953, notre usine a une âme ! », se souvient-il.

Mercredi, les délégués syndicaux ont organisé une réunion d’information à Lézat-sur-Lèze. « Cette réunion a regroupé 300 personnes : élus, salariés et habitants », raconte Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT.
Déterminés à faire survivre les emplois sur le site ariégeois, la CGT a envoyé une lettre au préfet du département, que les représentants du personnel doivent rencontrer ce vendredi 14 octobre : « Nous sommes sur un marché qui n’est pas mort, et notre carnet de commandes est au moins plein pour deux mois, soit 1,5 million d’euros de ventes », martèle Christophe Courderc, qui garde espoir.
 

 

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