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L'Usine Santé

La santé, discrète mais prometteuse activité pour Air Liquide

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Air Liquide, le géant français des gaz industriels, est aussi un acteur incontournable de la santé à domicile. Mardi 3 novembre, il inaugurait un appartement dédié aux patients souffrant de maladies chroniques. L'industriel joue sur plusieurs tableaux pour se renforcer dans la santé.

Les entreprises citées


VitalCity division santé à domicile Air Liquide VitalAire - DR

Derrière une discrète porte d’immeuble du 11e arrondissement de Paris se niche Vital’City, le premier espace d’Air Liquide en France dédié aux patients atteints de maladies chroniques. Car le géant français des gaz industriels et médicaux est aussi un acteur incontournable de la prestation de santé à domicile.

Mardi 3 novembre, il inaugurait ce discret appartement parisien, dans lequel une infirmière et une technicienne respiratoire accueillent des patients jeunes et urbains souffrant d’apnée du sommeil ou de diabète. Un modèle qu’il a déjà expérimenté en Espagne, en Australie ou encore à Hong-Kong.

Consultation et télésuivi pour l’apnée du sommeil

Ici, on peut tester un dispositif médical qu’Air Liquide se procure auprès de fabricants spécialisés, ou faire régler son masque pour l’apnée du sommeil. Une aide indispensable pour le patient atteint de cette maladie chronique grave, qui concerne 4% de la population et nécessite de porter chaque nuit un contraignant équipement durant quatre à cinq heures. Près de 40% des malades traités par ce biais n’y parviennent pas, "à cause de problèmes techniques liés au masque, à l’humidificateur", estime le docteur Fleury, expert en traitements des troubles du sommeil à l’Hôpital Saint Antoine.

LE CONCURRENTIEL MARCHÉ DE LA SANTÉ À DOMICILE

Si VitalAire, la filiale Santé à domicile du groupe Air Liquide, veut se faire rembourser sa prestation pour l’apnée du sommeil par l’Assurance-Maladie, elle doit s’assurer que l’équipement est bien porté. Avec cet appartement, elle espère donc faciliter la consultation des patients, que ses infirmières rencontrent environ trois fois par an. Des systèmes de télésuivi vont aussi dans ce sens.

Des points positifs pour se différencier aux yeux des médecins, qui doivent choisir, lors de la sortie de l’hôpital de leur patient, entre une vingtaine de grands opérateurs de la santé à domicile pour organiser sa prise en charge. Sur ce marché compétitif, "tout se fait par l’approche qualitative", estime Olivier Lebouché, le patron Santé à domicile Europe d’Air Liquide. Sur le Vieux Continent, Air Liquide est déjà le numéro un de la santé à domicile grâce à ses activités en soins respiratoires – issues de son métier historique de fournisseur d’oxygène –, perfusion et assistance nutritionnelle. En France, il accompagne un tiers des 1,5 million de malades concernés.

La santé, déjà 20% des ventes d’Air Liquide

La santé à domicile représente la moitié des ventes de la division Santé du groupe, qui a enregistré 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. La santé constitue 20% des ventes d’Air Liquide et fait partie des axes stratégiques dégagés par son PDG, Benoît Potier. Cette division recouvre aussi bien les gaz médicaux que les prestations de santé à domicile, les produits d’hygiène (avec la marque Schülke, spécialisée dans la désinfection hospitalière), le matériel médical, les ingrédients de spécialité de la filiale Seppic... Un large panel qui permet à la division santé de croitre d’environ 7% chaque année et d’être présente dans 35 pays.

 "Notre stratégie est de nous adapter localement, en utilisant notre savoir-faire pour répondre aux besoins des pays et de leurs systèmes de santé quels qu’ils soient, confie à L’Usine Nouvelle Pascal Vinet, le directeur des opérations mondiales Santé d'Air Liquide. Nous pouvons couvrir le parcours de soins dans sa globalité, de la prévention au bien-être, à l’hôpital comme à la maison." Pour se renforcer, il multiplie les petits rachats, comme l’acquisition des activités hygiène de HAS en Asie-Pacifique en juin dernier. Et n’exclut pas d’aller plus loin. "Nous avons la capacité de pouvoir envisager de belles acquisitions, estime Pascal Vinet. Ce n’est pas un levier fondateur de notre stratégie, mais cela peut être un accélérateur."

Gaëlle Fleitour

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