La Russie veut créer sa "Silicon Valley" près du Kremlin
La modernisation est le credo du parti russe au pouvoir. Ce credo a beau émailler les débats sur la télé, les discours-programmes des officiels et s'incarner par la page facebook ou twitter du président, il manquait à ce voeu pieux un équivalent de la Silicon Valley pour concrétiser cette modernité. Ce sera bientôt chose faite et, "Ce centre technique fondera une nouvelle ville", a promis Dimitri Medvedev. Selon lui, dans la "Silicon Valley" cinq domaines de haute technologie seront traités : l'énergie, l'informatique, les télécommunications, les technologie biomédicale et la technologie nucléaire. L'État financera ce projet à hauteur d'environ 5-6 milliards des roubles (125-150 millions d'euros) et le reste du financement viendra des grandes entreprises russes comme "Alfa Group", Lukoïl, Oneksim etc. Selon les sources dans l'administration présidentielle de journal "Kommersant", la construction sera achevée en 2011-2012.
La Californie reste loin devant
Le centre d'innovation autour de la ville San-Fracisco ne comprend pas seulement la Silicon Valley. L'émergence de la vallée s'est faite autour des meilleures universités de recherche américaines - Stanford, Caltech (California Institute of Technology), Berkeley... " Ce serait une erreur de croire que la participation d'éminents experts de capital-investissement contribuera à créer des entreprises innovantes", a dit à Gazeta.ru Igor Efimov, vice-président de la Russian-American Academic Science Association. Pour les checheurs russes, les problème de financement et surtout de corruption restent un obstacle majeur, " Même pour l'ouverture du restaurant il faut beaucoup d'intermédiaires et pour chacun payer les pots de vin. On peut s'interroger sur un projets majeur comme çelui là", a dit Alexandre Lvovsky, le professeur de la faculté de physique et d'astronomie à l'Université de Calgary (Canada).
Pourquoi pas la Sibérie?
Le problème des plusieurs centres de recherche soviétiques, comme Akademgorodok à Novosibirsk, est un manque d'universités, mais aussi une concentration autour de Moscou. " La "Silicon Valley", aux États-Unis, n'est pas à Washington ou à New York. Elle se trouve dans trois mille miles à l'Ouest de la centre politique et économique de pays. À cet égard, la partie méridionale de la Russie européenne, dans le sud de la Sibérie et l'Extrême-Orient devrait être sérieusement considérée. Nous avons notre propre Californie", a dit Andreï Seryï, chercheur senior de National Accelerator Laboratory à l'Université de Stanford.
Alors, pourquoi pas la Sibérie? Il y a quelques raisons. D'abord, c'est très difficile d'aller là-bas. Mais ce n'est pas une problème, quand on peut voyager par avion. Ensuite, la nouvelle "Silicone Valley" en Russie est le projet de Dimitri Medvedev, inspiré par Vladislav Sourkov, l'éminence grise du Kremlin. Ce qui pour les experts insinue le doute sur l'efficacité du projet à terme.
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