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La Russie va investir 10 milliards d'euros dans son réseau ferré et routier

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Vladimir Poutine a annoncé un lourd programme de modernisation et de construction d'infrastructures de transports en Russie. La modernisation du transsibérien, une ligne à grande vitesse entre Moscou et Kazan et une rocade autour de la capitale russe sont les trois grands projets dans lesquels 450 millions de roubles (10,6 milliards d'euros) de fonds publics vont être investis par Moscou.

La Russie va investir 10 milliards d'euros dans son réseau ferré et routier
La gare de Vladivostok, terminus du transsibérien
© Toen96 - Wikimedia Commons

La Russie veut développer son réseau de transports. C'est lors d'une réunion organisé au Kremlin vendredi 26 juillet que Vladimir Poutine a confirmé le lancement d'un ambitieux programme d'infrastructures, annoncé en juin dernier. Lors du dernier forum économique de Saint-Pétersbourg, le président russe avait en effet annoncé un investissement public de 450 millions de roubles (10,6 milliards d'euros) dans trois grands projets : la construction d'une ligne à grande vitesse entre Moscou et Kazan (environ 800 kilomètres), la reconstruction d'une rocade d'une quarantaine de kilomètres de autour de la capitale russe et la modernisation du transsibérien.

Pour la célèbre ligne de chemin de fer reliant Moscou à Vladivostok - la plus longue du monde avec près de 9 300 kilomètres - l'idée est de répondre à la forte croissance du trafic. Au cours des cinq dernières années, le fret ferroviaire vers les ports russes d'Extrême-Orient aurait ainsi progressé de 55% pour atteindre 110 millions de tonnes par an.

Abandon de projets et concurrence allemande

Avec ces projets de taille, de nouveaux contrats en perspective pour les groupes français comme Alstom, qui sera candidat pour la future liaison Moscou-Kazan. Mais pas question de se réjouir trop vite. Egalement en lice pour les nouvelles rames du métro de Moscou, Alstom paraissait bien placé en 2010 pour remporter l'appel d'offres pour la ligne de TGV Moscou - Saint-Pétersbourg, un projet finalement abandonné.

Même déconvenue pour le consortium formé par Bouygues, la SNCF et Alstom. Les trois français s'étaient portés candidats pour un énorme partenariat public-privé : en prévision de l'organisation de la Coupe du monde de football en 2018, Moscou avait présenté un projet pour relier l'ensemble des villes hôtes, avant d'y renoncer faute d'avoir pu débloquer les financements nécessaires.

Si les trois nouveaux projets sont confirmés, la partie n'est donc pas gagnée d'avance pour les groupes français, qui devront en outre composer avec la concurrence des industriels allemands, Siemens en tête. Invitée du dernier forum économique de Saint-Pétersbourg, la chancelière Angela Merkel a d'ailleurs pu souligner la capacité des entreprises allemandes à répondre à de tels chantiers.

Julien Bonnet

 

 

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