Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

CES

La ruée vers la télévision connectée n’est pas (encore) fructueuse

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Le mariage de la télévision et d’Internet aiguise l’appétit des industriels de l’informatique. L’édition 2013 du CES marque l’arrivée de nouvelles offres dans ce domaine. Mais les usages peinent encore à se développer.

La ruée vers la télévision connectée n’est pas (encore) fructueuse © D.R. - Archos

Sommaire du dossier

La télévision connectée est l’une des vedettes du Consumer Electronics Show (CES), la grand-messe d’électronique grand public qui se déroule à Las Vegas (Etats-Unis), du 8 au 11 janvier 2013. Les industriels voient dans cette évolution un Eldorado. Ce qui explique la ruée, non seulement des fabricants traditionnels de téléviseurs, mais aussi d’acteurs issus du monde informatique.

Absent du salon, Apple a été le premier constructeur informatique à investir le marché en 2007. Son AppleTV, un boîtier d’intermédiation entre la télévision et l’univers iOS/Mac OS qui met le contenu d’iTunes sur l’écran de salon, en est à sa troisième génération. L’expérience se solde par un succès mitigé puisque, selon Tim Cook, le patron de la firme à la pomme, les ventes n’ont atteint que 4 millions d’unités sur le dernier exercice fiscal, contre 148 millions d’iPhones et 76 millions d’iPad, d'après le décompte provisoire du cabinet d’études de marché Gartner.

La Google TV, la télévision connectée selon Google, ne fait guère mieux. Lancée aux Etats-Unis, en 2010, via Sony et Logitech, la première version a été un grand flop. Les chiffres de ventes sont inconnus. Mais selon les analystes du marché, ils restent loin derrière ceux d’Apple. Le géant d’Internet persiste et signe en lançant en 2012, via Sony et Vizio cette fois, une nouvelle version sous la forme d’un boîtier décodeur qui ouvre n’importe quel téléviseur à l’univers de Google : moteur de recherche Web, vidéos YouTube, magasin en ligne Play Store, etc. L’édition 2013 du CES marque l’explosion de cette offre, avec le lancement par LG de pas moins de sept téléviseurs Google TV de 42 à 60 pouces. Contrairement à Sony et Vizio, le géant coréen a choisi la voie de l’intégration dans des postes combinant les fonctionnalités de la télé classique et celles de Google TV. D’autres produits seront visibles chez les chinois Haier, TCL ou Hisense. Au total, Google sera présent à travers neuf fabricants de téléviseurs ou décodeurs.

Archos tente sa chance

Autre nouvel entrant sur le marché : Archos. Le fabricant français de baladeurs multimédia et tablettes lance son Archos TV Connect, un boitier décodeur qui met le téléviseur à l’heure de l’univers Android, le système d’exploitation de Google. Archos ne parle pas de Google TV, mais son système offre les mêmes fonctions avec, en plus, la possibilité d’effectuer des communications vidéo via Internet.

La télévision connectée, connue aussi sous le nom de Smart TV, consacre le mariage de la télévision et d’Internet. La connectivité offre des services en ligne comme la télévision de rattrapage, la location de films à la demande, la vidéo sur le Web ou encore l’interactivité via les réseaux sociaux. Selon Gartner, 30% des 224 millions de téléviseurs à écran plat vendus en 2012 disposent de ces fonctionnalités, et le taux devrait grimper à 85% en 2016. Selon l’Idate, les services de Smart TV devraient représenter un pactole de 2,5 milliards d’euros en 2016.

Seulement voilà : la Smart TV ne semble pas convaincre le consommateur et les usages peinent à décoller. Selon une étude du cabinet GFK, la part des utilisateurs exploitant les fonctionnalités de leurs Smart TV reste négligeable aujourd’hui : 11% aux Etats-Unis, 5% aux Pays-Bas. Seule la Chine se distingue avec un taux de 42%. Les fonctions Smart TV ne constituent pas, non plus, un argument déterminant d’achat. Le prix, la taille d’écran et la technologie (LCD ou plasma) restent les trois premiers critères de choix pour le consommateur. Enfin, des problèmes d’ergonomie freinent l’utilisation. L’offre de services adaptés reste limitée à cause de l’absence de standard. Chaque fournisseur propose son propre écosystème. Les développeurs d’applications doivent réécrire leurs appli pour chaque plateforme sur le marché.

C’est pour lever ces obstacles que LG, Toshiba et IP Vision (l’ancienne activité télévision de Philips transférée à une coentreprise contrôlée à 70% par le Hongkongais TPV) ont créé, en 2012, la Smart TV Alliance. Le consortium, présidé par LG, a été ensuite rejoint par cinq nouveaux membres dont le géant de l’électronique japonais Panasonic et le géant mondial de l’informatique IBM. Au CES 2013, il introduit son kit de développement qui permettra aux développeurs de créer des applications fonctionnant sur les toutes plateformes Smart TV de ses membres.

Une chose est sûre : la Smart TV est peut-être l’avenir de la télévision, mais il faudra attendre encore plusieurs éditions du CES pour la voir cette ruée trouver l’or tant espéré.

Ridha Loukil

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle