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La révolution numérique du comité stratégique de filière STIC

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le , mis à jour le 13/03/2013 À 14H25

ACTUALISE : Le gouvernement a confirmé mercredi 13 mars la signature d'ici la fin du premier semestre d'un "contrat de filière" dans les télécoms entre opérateurs, équipementiers, sous-traitants et syndicats. Adieu au Comité stratégique de filières STIC ! Bonjour au Comité stratégique de filière numérique, avec un bureau élargi et, normalement, des missions plus opérationnelles définies par contrat. Explications, sans langue de bois, de Guy Roussel, vice-président du CSF Numérique.

La révolution numérique du comité stratégique de filière STIC © Saad Faruque - Flickr - C.C.

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Nés des États généraux de l’industrie en septembre 2010, les douze Comités stratégiques de filières (CSF) auront donc survécu au changement de gouvernement. Certes, la Conférence nationale de l’industrie qui les chapeautait s’est transformée le 5 février 2013 en Conseil national de l’industrie. Certes, le bilan n’est pas vraiment bon et on a du mal à voir à quoi ils ont servi, mais Arnaud Montebourg compte bien en faire un outil du redressement productif. Des contrats doivent même être signés. Le comité stratégique de filières (CSF) STIC, rebaptisé CSF Numérique à l’été 2012 sur proposition de son vice-président Guy Roussel, ne déroge pas à la règle. Mais pas si simple.

D’abord parce que, si le CSF a bien produit pendant deux ans des contributions que ses ministres de tutelle lui demandaient, personne semble-t-il ne les a lues. " Pourtant pendant 2 ans, le comité stratégique a travaillé. Les 30 membres se réunissaient bien une fois par mois. Les quatre groupes de travail ont produit les contributions demandées. Mais nous avons travaillé pour Estrosi, puis pour NKM, puis pour Besson, qui étaient les vrais présidents du CSF, rappelle Guy Roussel. On a même largement contribué au rapport de CNI, dont personne n’a rien fait. Bref, si les CSF n’ont produit que des recommandations inutiles, ce n’est pas de leur faute."

Un peu écœuré, Guy Roussel (aussi président de la fondation Télécom et depuis octobre dernier au comité de surveillance de Numergy), serait donc monté au créneau face à Arnaud Montebourg. "Ne nous demandez pas un énième rapport !". Il semble qu’il ait été entendu. Dans leur deuxième version, les CSF doivent signer des contrats de filière avec l’État sur le principe du donnant donnant du type "telle réglementation, contre tant d’emploi".

Un contrat pour la filière numérique en juin 2013

Mais alors que des filières comme le ferroviaire ont déjà signé le leur, Guy Roussel ne promet celui de la filière numérique que pour juin 2013. Pourtant, il sait déjà ce qu’il veut y mettre, notamment un volet formation avec beaucoup d’apprentissage. Mais le CSF numérique serait sous la triple tutelle de Nicole Bricq (commerce extérieur), Pellerin (économie numérique) et Fioraso (enseignement supérieur et recherche). Ce qui compliquerait les discussions.

Fleur Pellerin doit aussi valider la nouvelle organisation proposée par Guy Roussel. Comme la plupart des acteurs économiques du numérique ont été évincés de la composition du nouveau Conseil national du numériques (CNNUm), plus sociétal, Guy Roussel, propose un CSFnum élargi, avec 60 membres, au lieu des 30 dans la première version, un bureau de 15 membres et 10 personnes dans le comité de pilotage du projet. Et toujours une présence des syndicats et de représentants de région, pour éviter le parisianisme. Ce dont Guy Roussel est très fier.

Pour les grands sujets, aussi du changement. Si le lancement de l’Observatoire du numérique est toujours d’actualité (les indicateurs sont définis, il manque juste des moyens…), le CSF numérique attend d’être saisi, comme annoncé par le gouvernement, sur le sujet de l’emploi dans les télécoms. Il compte aussi travailler sur la simplification des réglementations et les contraintes, ainsi que sur le thème de la solidarité dans la filière.

Après une pose exceptionnelle en février, le CSF Numérique se réunira de nouveau le 27 mars, à Bercy. Le contrat de filière et l’emploi devraient être au cœur des débats.

Aurélie Barbaux

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1 commentaire

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01/03/2013 - 09h14 -

C'est TOTALEMENT SCANDALEUX de voir que la composition de ce Comité est laissée à la discrétion d'un seul homme, encore une fois le Gouvernement se défausse et ne prend pas ses responsabilités (... mais que fait M. SOUFFRON ?).
Par ailleurs, dans le précédent CSF STIC, il n'y avait que 5 syndicats représentants les salariés contre plusieurs dizaines d'organisations patronales, et aucune association de la société civile : la représentativité du Comité sera-t-elle encore plus déséquilibrée cette fois-ci ???
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