La restructuration de la R&D au cœur du Comité central d’entreprise de Sanofi

Que va-t-il sortir du rapport de force entre la direction de Sanofi et les quatre organisations syndicales représentant les salariés de sa branche R&D ? Tous sont réunis ce mardi 2 juillet au matin pour évoquer le plan de restructuration en France, lors d’un Comité Central d’Entreprise.

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La restructuration de la R&D au cœur du Comité central d’entreprise de Sanofi

Ce mardi 2 juillet 2013, un nouveau Comité Central d’Entreprise se tient pour la division R&D du groupe pharmaceutique Sanofi. Au cœur des discussions, le plan de réorganisation de cette division (voir encadré). La direction espère obtenir un projet d’accord avec les organisations syndicales, ce qui lui permettrait d’accélérer la procédure, qui, retoquée par la justice en mars dernier, traîne désormais depuis un an. En cas d’échec, le plan devrait être rediscuté à nouveau en septembre.

Tout va donc se jouer dans le rapport de force entre les quatre organisations syndicales présentes. En particulier la CFTC et la CFDT, qui sont majoritaires. Si la première serait plutôt favorable à des négociations avec la direction de Sanofi, nul ne sait comment se positionnera la seconde, dont le précédent coordinateur, opposé au plan de restructuration mais ne se sentant pas soutenu par sa confédération, avait démissionné avec fracas en avril dernier. La CGC de son côté a fait part de son inquiétude, notamment concernant les mesures prises pour le site de R&D de Montpellier. Tandis qu’à la CGT, les syndicalistes ne cachent pas leur hostilité à ce plan. Et observent pour la première fois l’impact de l’application de la loi sur la sécurisation de l'emploi, effective depuis le 16 juin.

L’union intersyndicale n’est plus

"Nous allons être une des premières grandes entreprises à appliquer la nouvelle loi", constate Laurent Ziegelmeyer, syndicaliste CGT du site de recherche de Vitry-Alfortville. Il s’inquiète notamment de l’encadrement désormais des délais de consultations des institutions représentatives du personnel, dont les experts des CHSCT, ce qui risque de réduire la réalisation d’expertises demandées par les représentants du personnel dans le cadre de suppressions d’emploi. Avec la nouvelle loi, "nous ne serions jamais parvenus à faire retoquer en justice la première mouture du plan", estime le syndicaliste.

Selon lui, la nouvelle loi permet aussi à la direction de Sanofi de communiquer plus largement sur le plan. Cette dernière a envoyé le 24 juin le projet de réorganisation, accompagné d’une note interne de 18 pages le justifiant. Parviendra-t-elle ainsi à convaincre les salariés de le soutenir ? Des salariés par ailleurs fatigués d’une lutte qui dure depuis un an déjà. La mobilisation pâtit également de la rupture de l’union intersyndicale qui avait primé l’an dernier, la CFTC et la CGT ayant déjà montré des postures différentes face à cette restructuration.

Gaëlle Fleitour

Ce que prévoit le plan de restructuration

Le nouveau plan de réorganisation de la R&D de Sanofi dans l’Hexagone prévoit 270 suppressions d'emplois, dont 63 sur le site de recherche de Toulouse. Les 364 postes maintenus par ailleurs à Toulouse devraient néanmoins être transférés dans les cinq ans dans des structures autonomes. L’objectif du groupe pharmaceutique est de recentrer sa R&D française sur cinq sites: deux en région parisienne (Vitry-Alfortville et Chilly-Mazarin), un en région lyonnaise, un à Strasbourg et un à Montpellier.

 

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