La reprise marque le pas dans la zone euro

LONDRES (Reuters) - La reprise économique a marqué le pas en octobre dans la zone euro, la vigueur de l'activité en Allemagne n'occultant pas le ralentissement perceptible en France, montrent les premiers résultats des enquêtes réalisées auprès des directeurs d'achats.

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La reprise marque le pas dans la zone euro

L'indice Markit Eurozone Services Purchasing Manager's Index (PMI), qui compile les performances de milliers d'entreprises du secteur bancaire à l'hôtellerie, est tombé octobre à 53,2 contre 54,1 en septembre, son plus bas niveau depuis février.

Il reste certes depuis août 2009 au dessus du seuil de 50, qui sépare croissance de contraction, mais inférieur aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui tablaient sur 53,7.

"La reprise est de plus en plus dépendante du secteur manufacturier et de l'Allemagne en particulier. La périphérie souffre de plus en plus", a commenté Chris Williamson, économiste de Markit.

Porté par une activité florissante en Allemagne, le secteur manufacturier a bénéficié d'une reprise plus rapide qu'attendu en septembre, s'inscrivant à 54,1 en octobre contre 53,7 en septembre, surpassant les prévisions qui anticipaient un recul à 53,2. La composante de la production a toutefois reculé à 53,8 ce mois-ci contre 54,0 le mois dernier.

En France, le ralentissement de l'activité dans le secteur privé s'est accentué en octobre, la croissance tombant à son plus bas niveau depuis plus d'un an.

L'Allemagne, au contraire, a profité d'un rebond d'une hausse d'activité à la fois dans les services et le secteur manufacturier.

La composante des commandes nouvelles a progressé dans la zone euro pour s'inscrire à 54,3 contre 53,2 en septembre, à la faveur d'une hausse des ventes en direction de la Chine, l'Europe centrale, les Etats-Unis et à l'intérieur du bloc lui même.

Quant à l'indice composite, qui recouvre secteur des services et secteur manufacturier, il est tombé à 53,4 contre 54,1 en septembre, moins que les 53,6 attendus.

"Si cela continue à rythme pour le restant du trimestre, on devrait avoir une croissance de 0,3% du PIB, c'est à dire moins que la hausse de 0,6% que nous prédisons pour le troisième trimestre", a estimé Chris Williamson.

Jonathan Cable, Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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