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La reprise économique ne se fait pas sentir dans tous les secteurs

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La timide relance de la croissance, qui s’amorce en ce premier semestre 2015, n'est pas homogène. Etat des lieux par secteur. 

La reprise économique ne se fait pas sentir dans tous les secteurs © Laïta

Dans son dernier baromètre, Euler Hermes pointe un déficit d'investissement de 83 milliards d'euros en France depuis 2008, même si la trésorerie des entreprises s’améliore et que les défaillances reculent. Mais cette situation diffère selon les secteurs. Sans surprise c'est la construction qui souffre le plus. Les entreprises du BTP interrogées par Euler Hermès pointent le manque de débouchés commerciaux (39%) ainsi que les risques de pression sur les prix (52%) et le manque d’activité (30%). "La construction est à la peine sur tous les indicateurs étudiés", résume Frédéric Andrès, économiste France de l’assureur-crédit. D'une part le BTP pâtit du ralentissement de la commande publique au niveau des collectivités locales et, d'autre part, du manque d’investissement à moyen ou long terme des particuliers.

Dès lors, seules 21% des entreprises de construction envisagent d’investir contre plus de 54% dans l’Industrie agroalimentaire, un secteur en meilleur santé. " Il ne rencontre aucun problème de débouchés mais il est challengé sur ses marges (35% des entreprises interrogées), à cause de la forte volatilité du prix des matières premières" précise l’économiste. Dans le détail, l’industrie agroalimentaire n’a effectivement pas peur du manque de débouchés commerciaux (15%), de la pression sur les prix (27%) ni du manque d’activité (15%).

"235 milliards d’euros de trésor de guerre"
Le commerce et le transport ainsi que les biens d’équipement connaissent, eux, une reprise dans la moyenne de l’Hexagone. Pour les biens d'équipement, la concurrence pèse fortement (38%) alors que le faible niveau de marge (19%) ou le coût des matières premières (7%) n’est pas un sujet d’inquiétude.
Pour le commerce et le transport, si la visibilité des carnets de commandes est majoritairement inférieure à 6 mois (92%), 31% des entreprises du secteur ne tournent pas à plein régime avec un taux d’utilisation des capacités inférieure à 80%.
La reprise contrastée de ces différents secteurs pourraient être dopées par le "véritable trésor de guerre accumulé par les 100 plus grandes entreprises françaises selon Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur-crédit. Elles ont désormais 235 milliards de cash disponible depuis la crise (+70% depuis 2008) ".

Adrien Schwyter

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