La reprise des économies des pays du G7 devrait être lente

LONDRES (Reuters) - La reprise des économies du G7 devrait être lente cette année, selon les données d'une enquête Reuters.

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Cette dernière, menée auprès d'environ 250 économistes, prévoit également une croissance ralentie pour les Etats-Unis au premier trimestre 2010.

Estimée à 2,9% en taux annualisé pour 2010, la croissance des Etats-Unis devrait dépasser celle du Japon, estimée à 1,6% et celle de la zone euro, vue à 1,2%.

Après avoir été revue en hausse ou, du moins, réaffirmée, au cours des sept dernières enquêtes de type, la prévision de produit intérieur brut de la zone euro a donc été revu en baisse puisque l'enquête de février faisait ressortir une anticipation moyenne de 1,3%.

La Banque centrale européenne (BCE) sera obligée de maintenir plus longtemps ses taux d'intérêt à leur niveau actuel pour soutenir une reprise encore timide

Les chiffres des pays développés sont modestes, comparés aux prévisions de croissance des pays émergents. Le Fonds monétaire international table ainsi sur une croissance chinoise de 10% en 2010. L'Inde et la Brésil enregistreraient respectivement une hausse de 7,7% et 4,7% de leur produit intérieur brut.

Contre toute attente, la prévision de hausse du PIB du Japon a été maintenue à 1,6% alors que certains pensaient que l'atténuation des effets des mesures de relance prises par le gouvernement japonais allait, parmi d'autres facteurs, freiner la croissance japonaise.

Mais, selon les économistes, tant que la bonne santé économique du reste de l'Asie tirera les exportations japonaises, la croissance de la deuxième économie mondiale devrait être assurée.

L'euro et la livre ont fortement chuté face au dollar et au yen au cours de l'année écoulée, à la suite des incertitudes liées aux dettes souveraines et aux prochaines élections britanniques.

La crise grecque a entamé la crédibilité de la zone euro et les économistes s'attendent à ce que le pays souffre d'une récession bien plus forte que celle envisagée par Athènes.

La Grande-Bretagne doit prendre des mesures pour réduire un déficit budgétaire qui devrait dépasser les 12% du PIB cette année.

Mardi, l'agence de notation Fitch avait estimé que le statut d'emprunteur souverain du pays, noté "triple A" s'était détérioré. Les observateurs n'excluent pas un prochain parlement où ni les Tories ni le Labour n'auront à eux seuls la majorité, ce qui inquiète les milieux financiers soucieux de voir la prochaine équipe s'attaquer sans attendre à la dette publique.

Andy Bruce, version française Catherine Monin

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