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Quotidien des Usines

La reprise de l’usine photovoltaïque de Bosch au point mort

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Incertitudes autour de la reprise de l’usine photovoltaïque de Bosch. Aucun accord n’a encore été trouvé avec le seul repreneur en lice pour le site de Vénissieux (Rhône).

La reprise de l’usine photovoltaïque de Bosch au point mort © Jerome MICHAUD / MDPHOTO

"Le rachat de l’usine de Vénissieux avec le soutien financier de Bosch serait comme une espèce de fuite en avant et un passage obligé afin de préserver non seulement Sillia mais tout l’édifice Elvia", estime la CFDT à propos de la reprise de l’usine photovoltaïque de Bosch à Vénissieux (Rhône) par Sillia Energie (groupe Elvia). Ce projet suscite aussi beaucoup d’interrogations de la part de la direction de Robert Bosch France qui a annulé le prochain comité central d’entreprise le 11 décembre par suite de divergences apparues lors des dernières discussions avec la direction du groupe normand qui aurait "plein de bonnes volontés et la main sur le cœur, selon la CFDT, mais le porte-monnaie apparemment vide".

Un effectif diminué de moitié

Le projet industriel prévoit une production journalière de 2 400 panneaux photovoltaïques par jour avec 120 salariés, un effectif diminué de moitié par rapport aux 240 salariés actuels. Ce qui n’est pas réaliste, selon la direction générale de Robert Bosch France, qui chiffre à 150 ou160 le nombre minimal de salariés pour faire tourner l’usine. Ce projet de cession est aussi handicapé par les incertitudes liées au lancement des appels d’offres photovoltaïques, malgré l’annonce faite fin octobre par le ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Philippe Martin, de garantir un volume de 800 MW jusqu’en 2017.

Si le groupe Bosch ne donne pas suite au projet de Sillia Energie, il pourrait ouvrir rapidement un plan de départs volontaires en préretraite et s’accorder un délai supplémentaire de trois mois, jusqu’à fin mars 2014, pour envisager un projet alternatif qui pourrait concerner le transfert d’une activité du groupe allemand à Vénissieux ou l’installation d’autres industriels sur le site. Dans l’intervalle, les salariés de l’usine de Vénissieux ne seraient plus en chômage partiel mais en dispense d’activité payée par Bosch.

"Mettre Bosch face à ses responsabilités industrielles"

Un autre schéma est étudié par un collectif de salariés : la création d’une Scop, en liaison avec l’union régionale des Scop de Rhône-Alpes. Mais "ce projet n’a pas l’adhésion des salariés et risque d’être long à mettre en place", remarque Serge Truscello (CGT) qui préfère "mettre Bosch face à ses responsabilités industrielles" et le presser pour qu’il "amène sur le site d’autres fabrications de façon à assurer le maintien de l’emploi". De son côté, le groupe allemand vient de céder ses activités solaires à Arnstadt et 800 de ses 1 500 salariés à une autre entreprise allemande, SolarWorld. La reprise sera effective en février 2014, après accord des autorités allemandes de la concurrence.

Vincent Charbonnier

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