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Quotidien des Usines

La reprise de Kem One dans l’impasse

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A quelques semaines de l’audience du tribunal de commerce de Lyon (Rhône), la reprise du groupe chimique Kem One n’a guère progressé. Au vu des informations communiquées par l’administrateur judiciaire, les syndicats font part de leur inquiétude et de leur exaspération.

La reprise de Kem One dans l’impasse © Arkema

L’avenir de Kem One, en redressement judiciaire depuis mars, ne s’éclaircit pas. L’administrateur judiciaire, Me Bruno Sapin, a fixé au 15 novembre la date butoir pour lever toutes les clauses suspensives relatives à la reprise du groupe chimique issu de l’ex-pôle vinylique d’Arkema. Principal point d’achoppement, la renégociation des contrats de fourniture de l’éthylène et de la vapeur avec Total, les diminutions de prix proposées par le groupe pétrolier étant en deçà des attentes des repreneurs. Pour tenter d’arriver à un accord, mandat a été confié au préfet de la région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco, pour mener d’ultimes négociations avec toutes les parties prenantes.

"Tout cela n’est pas très rassurant"

"Rien n'est contractualisé, ni sur l'apurement des dettes, ni sur la fourniture des matières premières, ni sur une garantie de l'Etat via la BPI. On est revenu à zéro", estime Franck Zarbo (FO), qui accuse le gouvernement d'avoir "promené" et "trahi" les salariés de Kem One. "Tout cela n’est pas très rassurant", observe pour sa part Jean-François Arsac (CFE-CGC).

Les syndicats ont également très mal reçu l'annonce que le dossier, jusque-là suivi par le ministère du Redressement productif, allait être désormais géré directement par le responsable des affaires économiques à l'Elysée. Dans ces conditions, ils ont décidé d'interpeller le président de la République et le Premier ministre. "On ne peut plus continuer comme ça. Il nous faut des réponses concrètes très rapidement et nous donnons aux pouvoirs publics jusqu'au 15 novembre", indique Jean-Michel Rovida.

"On a joué le jeu, maintenant on est arrivé au bout"

Faute de réponses d'ici là, les syndicats unanimes font planer la menace d'une réaction forte. "On a joué le jeu, maintenant on est arrivé au bout", poursuit-il. "On a été très calme. Demain on le sera moins. S'il faut faire comme les Bretons pour se faire entendre, on fera comme les Bretons", assure de son côté Rémy Reynaud (CFE-CGC).

Quatre plans de reprise restent en lice

Malgré ces incertitudes, les repreneurs ont accepté que leurs offres soient présentées aux représentants des salariés de Kem One mercredi 30 octobre, les discussions sur le volet social de chaque plan étant reportées après le 15 novembre une fois la levée éventuelle des clauses suspensives. Ils ont également donné leur aval à l’envoi des lettres de circularisation aux différents créanciers.

Depuis la dernière offre déposée par Alain de Krasny, quatre plans de reprise restent en lice. Outre ceux du fonds d’investissement Sun Capital, de la société d’investissement Open Gate et le projet de consortium constitué par la CGT, l’industriel français qui dirige le groupe autrichien Donau Chemie s’est récemment manifesté. Alain de Krasny demande à l’Etat de garantir pendant cinq ans les emprunts relatifs à un plan d’investissement de 150 millions d’euros.

Vincent Charbonnier

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