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Quotidien des Usines

La relance, toujours tendance en 2009

Christophe Bys ,

Publié le

Ce sera le débat économique de l’automne et peut-être même de l’hiver à venir. Le léger mieux qui transparaît à travers les indicateurs marque-t-il le début de la reprise ? Ou le rebond n’est-il que technique ? Pour les gouvernements, la première solution serait appréciable. Les forces de l’économie seraient suffisamment fortes pour réamorcer la machine économique. Plus besoin de soutien à lademande. Mieux , si la reprise est là, les vannes budgétaires et monétaires pourraient être fermées. En d’autres termes, après les milliards déversés pour soutenir l’économie, l’heure sera à la rigueur. Pour mémoire, le déficit budgétaire français atteignait 109 milliards d’euros à la fin du mois de juillet, deux fois plus qu’un an auparavant.

Pour Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, il serait cependant trop tôt pour suspendre le soutien à l’économie, au contraire. La reprise n’est pas à l’ordre du jour en Europe. Les gouvernements européens doivent mettre au point un deuxième plan de relance coordonné. Une approche partagée par des organisations internationales, comme l’OCDE ou la Cnuced. L ’une et l’autre préviennent : gare à une trop grande confiance en soi. Si l’ OCDE se félicite d’une reprise plus précoce que prévue, elle met en garde : la croissance restera faible et fragile, car la consommation des ménages et l’investissement des entreprises resteront faibles. LaCnuced ne dit pas autre chose : pour l’organisation de la galaxie Nations unies, la croissance en 2010 sera limitée à 1,6 %.

Et ce n’est pas la hausse d es commandes industrielles outre-Rhin qui suffiront à changer l’orientation générale. Celles-ci restent en-deçà des résultats obtenus l’an dernier à la même époque. Il faudra du temps pour effacer le creux conjoncturel des derniers trimestres.

En attendant le feuilleton de l’automne sur la relance, le gouvernement français prépare un psychodrame comme le pays de Clochemerle les aime : la réforme de la taxe professionnelle. Les chefs d’entreprise avaient applaudi à cette nouvelle. Six mois plus tard, l’inquiétude monte.   Alors que les entreprises sont à la peine, des projections circulent montrant que le nouveau mode de calcul handicaperait fortement les entreprises du secteur des services, notamment l’intérim ou les services aux entreprises. Une mauvaise nouvelle alors que les défaillances d’entreprises atteignent un record en France. Euler Hermès prévoit qu’elles pourraient atteindre 70 000 en 2009. Du jamais vu...

Pour suivre les principaux indicateurs économiques en temps réel (ou presque) : http://twitter.com/conjoncture



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