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L'Usine Aéro

La région Midi-Pyrénées plane avec Airbus

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Le Sud-Ouest profite de l’effet Airbus. L’avionneur multiplie les succès commerciaux et c’est toute la filière locale qui en profite.

La région Midi-Pyrénées plane avec Airbus © Un carnet de commandes plein pour huit ans, 600 appareils à livrer en 2013… Airbus se porte bien. Ses sous-traitants aussi.

Tout un symbole. Dès le premier vol d’essai de l’A 350, et sans attendre le survol du salon du Bourget effectué quelques jours plus tard, une bâche géante, de 15 mètres de largeur et de 12 mètres de hauteur, a été déployée sur la façade du Capitole, l’hôtel de ville de Toulouse, avec l’inscription : « Bravo Airbus ! » Tous les élus locaux y sont allés de leurs félicitations. Ici, l’aéronautique c’est du sérieux : 65 000 emplois salariés sont répartis chez les équipementiers et les sous-traitants de la filière régionale, qui pèse 36% des emplois industriels de Midi-Pyrénées.

L’avionneur compte près de 20 000 salariés sur l’agglomération toulousaine, où sont implantés son siège social, ses bureaux d’études et plusieurs sites d’assemblage. Dernier investissement majeur en date : le hall d’assemblage de l’A 350 qui a nécessité 400 millions d’euros, auxquels s’ajouteront 100 millions d’euros pour une première extension, déjà en cours de réalisation. Entre 2009 et 2013, Airbus aura injecté plus de 1,8 milliard d’euros dans l’agglomération toulousaine sur les communes de Toulouse, Blagnac, Colomiers et Cornebarrieu, où un nouveau chantier démarre : la construction de 53 000 m2 de bâtiments dédiés à la réorganisation de sa logistique industrielle locale. Le coût de 35 millions d’euros est porté par l’avionneur. Le site sera exploité par Kuehne + Nagel Aerospace Industry (Knai), qui assure la logistique des sites industriels d’Airbus depuis 2008.

Chaque commande d’Airbus dope les sites de l’avionneur et l’activité de toute la filière régionale. Fin 2012, avec 900 commandes engrangées, et après une année 2011 qualifiée d’« exceptionnelle » (1 419 commandes), l’avionneur affichait un carnet plein pour les sept prochaines années. Les dernières commandes annoncées durant le salon du Bourget ont, à elles seules, rallongé d’un an cette visibilité. Alors même que les cadences sont à la hausse. Les livraisons sont en effet passées de 378 appareils en 2005, à 580 en 2012. Et Airbus compte livrer 600 à 610 appareils cette année.

Performance industrielle améliorée

Un défi industriel et humain dans lequel il entraîne tous les acteurs de la filière. Livrer à temps est devenu la priorité régionale. Cela nécessite souvent de nouveaux investissements capacitaires. C’est le cas d’un bout à l’autre de la région, que ce soit chez Cousso, Schaerer et Air Support, dans le Gers ; chez Figeac Aéro dans le Lot ; chez Blanc Aero Industries dans l’Aveyron… Certains, comme l’aveyronnais Sofop et l’aquitain Asquini, font le choix de se rapprocher pour faire face à cette course en avant. En parallèle, des opérations d’amélioration de la performance industrielle sont mises en œuvre, avec une réorganisation des flux. Liebherr-Aerospace Toulouse investit ainsi 40 millions d’euros dans sa logistique.

Le recrutement de nouvelles compétences s’accélère aussi, avec des tensions réelles sur l’emploi. En pleine crise économique, Midi-Pyrénées nage à contre-courant. Ici, on parle de difficultés à gérer la croissance et de pénurie de salariés. Airbus est sur tous les fronts. « La supply chain ne peut correctement fonctionner que s’il y a du dialogue permanent entre les différents acteurs », aime à répéter Didier Katzenmayer, le directeur aux affaires industrielles chez Airbus Opérations. Dialogue avec les entreprises au sein de conférences et ateliers organisés par les milieux économiques locaux, dialogue avec les banques pour trouver des solutions de financement. Le donneur d’ordres soutient les opérations collectives organisées par l’association Supply chain progress toward aerospace community excellence (Space) pour accompagner les sous-traitants. Il est engagé dans le fonds dédié Aerofund III pour consolider les fonds propres des entreprises de la filière et s’implique dans la formation, via son lycée Airbus, le développement de l’apprentissage, l’organisation de forums de l’emploi…

Airbus est aussi très présent au sein du pôle de compétitivité Aerospace Valley, dont il a été l’une des chevilles ouvrières. « Airbus participe directement à 70 des 320 projets collaboratifs financés du pôle », souligne Marc Péré, le directeur général d’Aerospace Valley. Enfin, l’avionneur est membre du conseil d’administration et du comité de pilotage du pôle. Et participe à l’animation de certains Domaines d’activité stratégique (DAS). Sans compter le détachement de Gérard Ladier, le directeur général adjoint du pôle chargé des PME. Si le terme est parfois galvaudé, il s’agit bien ici d’un écosystème qui réussit plutôt bien à Midi-Pyrénées.

Les principaux investissements en cours

  • Vinovalie, le groupement de caves coopératives, dont le siège se trouve à Brens (Tarn), va débourser 7 millions d’euros dans un site d’embouteillage mutualisé à Saint-Sulpice (Tarn), où sera également construit son tout nouveau siège. La mise en chantier est prévue pour début 2014.
  • Le groupe Poult, fabricant de biscuits pour marques distributeurs, investit 10 millions d’euros sur son site de Montauban (Tarn-et-Garonne). Le berceau du groupe, qui emploie 400 personnes, devrait accueillir une nouvelle ligne de production.
  • Figeac Aéro, le sous-traitant aéronautique lotois, prévoit un réaménagement de son site de Figeac, d’un montant de 12 millions d’euros. Au programme : la construction d’un bâtiment, l’acquisition de tours 5 axes et l’engagement de programmes de R & D.
  • Les Forges de Niaux, groupe spécialisé dans la production de disques en acier pour le machinisme agricole, va s’agrandir avec l’entrée en service d’une seconde usine à Tarascon-sur-Ariège (Ariège). 

 

Pierre Fabre fidèle à son ancrage dans le Tarn

Le deuxième groupe pharmaceutique indépendant français compte 10 000 salariés dans le monde. Sur les 6 700 salariés en France, le quart est employé dans le Tarn et peu moins de la moitié dans le Sud-Ouest, où sont basés son siège social et une vingtaine de sites. Premier employeur du Tarn, le groupe Pierre Fabre a encore engagé 271 millions d’euros dans la région au cours de la période 2009 – 2012. Il a affecté quelque 50 millions d’euros au développement de son site dermocosmétique de Soual (Tarn) et 135 millions pour regrouper des équipes de recherche sur le campus toulousain de l’Oncopole, dont son centre de recherche est aujourd’hui la figure de proue. Le groupe tarnais est engagé dans toutes les organisations qui structurent la lutte contre le cancer en Midi-Pyrénées : le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé, la fondation de recherche Innabiosanté et le cancéropôle Grand sud-ouest (GSO). Pierre Fabre s’implique également dans le développement économique local via l’association Tarn Entreprendre, qui soutient la création d’entreprises. Enfin, il a contribué à l’installation d’un réseau haut débit dans le sud du département, qui a fait du bassin de Castres-Mazamet l’un des pionniers de l’économie numérique et un site d’accueil reconnu pour le stockage de masse de données numériques.

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