La réduction des déficits fait consensus, dit David Cameron

LONDRES (Reuters) - Le nouveau Premier ministre britannique, David Cameron, estime que la stabilisation de l'économie de la Grande-Bretagne passe par une réduction des déficits et une relance du cycle de négociations de Doha à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

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David Cameron a fait de la lutte contre le déficit, qui dépasse le taux record de 11% du PIB en Grande-Bretagne, la priorité de son gouvernement et entend économiser dans un premier temps 6,2 milliards de livres.

Cet effort, a-t-il dit sur l'antenne de BBC Radio 4, est cohérent avec les décisions prises ailleurs dans le monde pour stabiliser l'économie internationale, ébranlée ces dernières semaines par la crise de la dette en Grèce et les risques potentiels pour d'autres pays de la zone euro, notamment.

"Il y a désormais un consensus international quant à l'importance vitale de lutter contre nos déficits budgétaires", a souligné David Cameron. "Si l'on regarde les menaces qui pèsent sur la zone euro et pour nos économies dans le monde, les déficits budgétaires excessifs constituent une grande partie du problème", a-t-il ajouté.

Son gouvernement de coalition entre conservateurs et libéraux démocrates doit annoncer de nouvelles mesures dans le cadre d'une loi de finances rectificative attendue le mois prochain.

Selon David Cameron, le ratio idéal serait de faire porter 80% des efforts budgétaires sur la réduction des dépenses et 20% sur les hausses d'impôts.

Plusieurs autres pays européens ont adopté des plans d'austérité pour rassurer les marchés et tenter de stabiliser l'économie, un peu plus d'un an après avoir multiplié les mesures de relance en période de crise financière.

Pour le nouveau chef du gouvernement britannique, l'économie pourrait aujourd'hui en outre être stimulée par une relance des pourparlers du cycle de Doha à l'OMC.

"Si le monde veut une relance, et ce serait une relance vraiment bénéfique, nous devrions faire bien plus pour remettre le cycle de Doha en route", a-t-il dit.

Lancé en 2001 avec l'objectif de favoriser l'expansion des échanges internationaux, le cycle de négociations de Doha est dans l'impasse. Les négociateurs des pays membres n'ont jamais réussi à trouver un accord dans les délais fixés successivement.

Keith Weir, Fiona Shaikh et Kylie McLellan, Grégory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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