La réalité augmentée s'impose au Laval Virtual

Réalité virtuelle mais aussi augmentée, la 13e édition de Laval Virtual foisonne encore cette année d'idées plus incroyables les unes que les autres. Mais avec une nouvelle tendance, le recours de plus en plus fréquent à des équipements du marché, moins chers et à la portée de tous. Comme le Kinect de Microsoft…

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La réalité augmentée s'impose au Laval Virtual

Sont-ce les tempêtes sous tous les crânes ou bien tous ces écrans 3D et leurs projecteurs conjugués à l'arrivée précoce de l'été ? Toujours est-il que la 13e édition des rencontres de la réalité virtuelle et des technologies convergentes Laval Virtual se tient dans une vraie fournaise.

Mais qu’importe, entreprises, étudiants et chercheurs, venus essentiellement de France et d'Asie, sont bien là pour présenter leur dernier exploit en matière de réalité virtuelle. Avec un invité de choix, les laboratoires de Disney Research, venus montrer plusieurs projets dont un œil animatronique qui pourrait devenir une prothèse oculaire.

Augmenter la réalité en 3D

Mais c'est sans nul doute la réalité augmentée qui tient la vedette en 2011. Le principe général consiste à projeter des images d'objets sur des tags 2D pour que ces objets prennent forment dans l'espace, en trois dimensions. Les jeux, plus ou moins sérieux, utilisant le principe étaient pléthore sur le salon.

Au détour d'une allée, c'est une toute nouvelle forme de réalité augmentée que présentait l'université de Tokyo. Multimodale, elle intègre les images animées mais aussi le son. Résultat : une simple boite à pizza se transforme en écran de télévision 3D transportable et une banane en … combiné téléphonique.

Pour ce faire, un ordinateur qui diffuse la vidéo ou reçoit l'appel téléphonique transforme le son en ultrasons envoyés vers des capteurs paramétriques installés au plafond. Ces ultrasons sont renvoyés vers un objet « taggé » visuellement - La boite à pizza pour la vidéo, la banane pour le téléphone – et sont retransformés en son.

Fait maison

L'autre tendance du salon était celle d'une réalité virtuelle prête à l'emploi et abordable. Il a longtemps fallu des systèmes de tracking, des casques, des gants, des projecteurs, des écrans, des "cubes" lourds, propriétaires et très onéreux pour se lancer.

Aujourd'hui, les objets en vente dans nos magasins multimédias préférés suffisent. Ainsi, la plate-forme de réalité virtuelle de Laval, Clarte, présentait un système de réalité virtuelle constitué de deux écrans de télévisions 3D du marché disposés l'un à plat, l'autre à la verticale, et un module Kinect de Microsoft.
Muni de lunettes 3D, l'utilisateur n'a plus qu'à manipuler directement son environnement virtuel au geste. La petite association VR Geek quant à elle, va jusqu'à proposer des systèmes en kit. Une application du fameux DIY (do it yourself) en vogue dans les milieux technologiques. Le principe : détourner des équipements du marché comme les consoles de jeux par exemple, pour créer son système.
Des Kinect à la pelle
Et qui dit console de jeu dit encore et encore… Kinect. Le jeu sans manette de Microsoft était partout sur le salon. Comme une évidence. Rien de plus simple que d'aller en acheter un et de le détourner pour piloter des robots ou un environnement 3D. L'Inria s'en est ainsi servi pour piloter cinq robots-lampes de bureau installés sur une table et qui répondent à volonté au manipulateur du Kinect.
Un projet qui illustre la volonté de donner des fonctions intelligentes à des objets du quotidien, moins perturbants que les objets technologiques. Ces « lampes » sont également déjà capables de communiquer entre elles et de réagir les unes aux actions des autres. Un exemple de robotique collaborative.
Exploits technologiques
Comme toujours, Laval Virtual reste aussi un lieu d'émerveillement technologique… Outre le plus grand écran plasma 3D du monde et la table tactile multitouch 3D chez Immersion…, plusieurs technologies prometteuses attiraient également l'attention. L'eyetracking du suédois Tobii par exemple. Intégré dans un écran d'ordinateur, il permet à l'utilisateur de manipuler son écran du regard. Déjà utilisé pour des personnes handicapées moteur, le système sera aussi déployé dans les automobiles pour anticiper les pertes de vigilance.
Digiteyezer proposait une simple application iPhone à 100 euros pour réaliser des scans 3D de n'importe quel objet. Quant à Multistation, il présentait une imprimante 3D très design, translucide, qui utilise comme matière un simple fil de plastique. Il est possible de l'acheter en kit et de la monter en quelques heures…

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