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L'Usine de l'Energie

La RATP tient les délais pour le plan Bus 2025 et prépare le futur appel d’offres

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

D’ici à la fin de l’année, un appel d’offres pour l’achat de centaines de bus électriques sera lancé par la RATP dans le cadre du plan Bus 2025. En attendant, le profil recherché se dessine.

La RATP tient les délais pour le plan Bus 2025 et prépare le futur appel d’offres
Bluebus de Bolloré au Centre bus Belliard, à Paris (18ème arrondissement)
© D.R.

Près de la Porte de Clignancourt (Paris 18ème), le centre bus de Belliard est le premier dépôt de la RATP transformé et équipé pour accueillir les bus électriques. Il est vrai qu’il avait une petite expérience dans le domaine avec les Montmartrobus, minibus électriques. En mai 2016, il a reçu le premier bus standard Bluebus de Bolloré. Depuis le début de l’année, 22 autres bus électriques circulent sur la 341, - première ligne 100 % électrique - qui relie la place Charles de Gaulle – Etoile à la Porte de Clignancourt à Paris en passant par Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Clichy et Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Dans une vaste cour, où sont garés les bus, quelques Bluebus sont en charge et le nouveau concept d’Alstom-NTL, Aptis, est prêt pour les futurs tests qui devraient débuter en juin prochain.

Lancé depuis mars 2014 par le Président de la RATP de l’époque, Pierre Mongin, sous la pression du Syndicat des transports franciliens (STIF), et poursuivi par Elisabeth Borne, l’actuelle présidente, le projet Bus 2025 tient ses délais. La RATP doit convertir l’ensemble du parc des 4600 bus de la RATP en véhicules propres (80 % électriques et 20 % au biogaz). Aujourd’hui, seuls 55 bus électriques sont en circulation, et 700 sont hybrides.

Un septième bus électrique bientôt en test

La première étape a consisté à renforcer le parc de bus hybrides qui seront par la suite remplacés par des électriques. La deuxième phase qui prend fin en fin d’année consiste à tester et expérimenter toutes les technologies avant de lancer un vaste appel d‘offre en fin d’année, dont il reste à définir les contours. Mais il concernera plusieurs centaines de bus.

Les phases de tests ont déjà permis d’évaluer six modèles, avant le prochain test du bus Aptis en comptabilisant le marché signé avec Bolloré. Entre décembre 2015 et mars 2017, la RATP a réalisé des tests de performance en conditions réelles avec les modèles d’Irizar, Solaris, Dietrich Carebus – Yutong, Heuliez et BYD sur les lignes 21 (Gare-Saint-Lazare – Porte de Gentilly) et 147 (Eglise de Pantin – Sevran (Seine-Saint-Denis)) avec des voyageurs.

Une autonomie suffisante

Dès 2019, les premières commandes de l’appel d‘offres doivent arriver. "Plusieurs centaines de bus devraient être livrés chaque année pour remplir l’objectif de 2025, indique Alain Batier, directeur du département matériel roulant bus (MRB), depuis le 1er mars 2017. Les bus électriques sont en voie d’industrialisation. Les tests nous ont permis d’acquérir un savoir-faire et des données sur l’autonomie des véhicules. Pour les constructeurs, cela leur permet de connaître les contraintes d’exploitation." Et les résultats sont convaincants.

"Tous les bus ont une autonomie de 180 à 200 km et répondent aux contraintes de la plupart des lignes qui seront équipées de bus électriques, prévient Damien Jeanneau, responsable de l’ingénierie au sein de la direction du département MRB. Mais la vitesse d’exploitation est faible souvent autour de 10 km/h." A 60km/h, les performances ne seraient pas les mêmes et il reste à résoudre le problème du chauffage très énergivore qui n’est pas électrique, notamment sur les Bluebus. La RATP reste en tous cas sur sa première idée en termes de technologie. C’est-à-dire des bus capables de réaliser un service complet sans recharge intermédiaire durant la journée. Même s’il faudra sans doute accepter des solutions de "biberonnage" pour les bus articulés…

Pour les prix encore très élevés, la RATP "sent un frémissement avec le début d’une baisse". Mais des commandes par centaines auront sans doute un effet important sur les tarifs. En attendant, la RATP s’attèle à préparer ses centres bus à l’arrivés des bus à zéro émission de gaz à effet de serre et de particules. Le site de Lagny (Paris 20ème) sera prêt en 2019.

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