La RATP renonce à un projet de péage par reconnaissance faciale

La RATP avait lancé un appel à compétences pour la fourniture d'un outil de biométrie faciale sur le site de l'association Pacte PME avant de subitement le retirer. La direction évoque une "erreur", indiquant que "cette démarche ne correspond pas du tout à la déontologie de l'entreprise".

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La RATP renonce à un projet de péage par reconnaissance faciale

Un simple scan des visages usagers de la RATP plutôt que d'obliger à valider un titre de transport ? Cette idée a fait l'objet d'un appel à compétences de l'établissement public pour "un outil de biométrie faciale" comme l'avait signalé un blogueur ce mercredi 22 mai.

"L’objectif de ce projet est l’étude d’un nouveau concept de péage de transport public, sans barrière anti-fraude, capable d’une détection automatique du voyageur, en entrée et en sortie, sans ou avec présentation d’un objet communiquant", indiquait notamment le cahier des charges du projet (consultable en bas de cet article).

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Un "bad buzz" sur fond de menaces pour la vie privée

Mais à peine cette information avait-elle fait le tour du net que la RATP a supprimé dans la journée cet appel à compétences du site de l'association Pacte PME où il avait été déposé. Un retrait soudain qui laisse à penser que, face au buzz naissant, la régie ne voulait pas passer pour un "Big Brother" en puissance auprès de ses plus de 5 millions d'usagers quotidiens.

Sur Twitter par exemple, de nombreux utilisateurs s'inquiétaient en effet des menaces pesant sur la protection de la vie privée. Le document envisageait notamment que "la signature biométrique" d'un voyageur non reconnu par le système de reconnaissance faciale vienne alimenter "une base de données de « fraudeurs » afin de pouvoir enregistrer l’ensemble de ses infractions". De quoi faire bondir les internautes et la Cnil, l'autorité de contrôle française en matière de protection des données personnelles.


Une démarche qui "ne correspond pas du tout à la déontologie de l'entreprise"

Nos confrères de PC Inpact, qui avaient pris soin de faire une capture d'écran de cet appel d'offres, ont pu obtenir quelques explications. D'après la direction de la RATP, la mise en ligne de ce projet serait en réalité "une erreur", la hiérarchie n'ayant pas validée ce projet, qui "ne correspond pas du tout à la déontologie de l’entreprise".

Une explication étonnante, comme le souligne PC Inpact : plusieurs responsables de la RATP comme les personnes en charge du système billettique et de l'ingénierie tarif/collecte apparaissent en effet comme contributeurs de ce projet créé le 30 novembre dernier par Jacques Bahadori, responsable produit "cartes à puce".

Julien Bonnet

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