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La RATP refuse de rouler chinois

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

A l’occasion de la présentation de sa stratégie pour la RATP, Elisabeth Borne, la nouvelle patronne de la régie parisienne, a affirmé que ses futurs bus électriques ne seraient pas fournis par les constructeurs chinois. Et elle ne rejette pas les technologies de recharge rapide.

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La RATP ne souhaite pas acheter des bus électriques chinois et entend donner un signal fort aux constructeurs français et européens", a affirmé Elisabeth Borne, PDG de la RATP, à l’occasion de la présentation de ses orientations stratégiques devant la presse, mardi 3 novembre. Même si elle reconnaît que les bus électriques fonctionnent bien en Chine, elle est persuadée que les industriels européens seront prêts pour équiper la RATP d’une flotte (4500 bus) à 80% électrique à l’horizon 2025.

Le plan Bus 2025, lancé par son prédécesseur Pierre Mongin, poursuit sa route. Les bus Bolloré rouleront sur une ligne en test l’an prochain et la RATP a signé un partenariat avec Heuliez. La régie va continuer à tester les solutions proposées. Différents modèles seront présentés le 26 novembre à Paris.

Contrairement aux objectifs fixés au départ avec uniquement des bus capables d’assurer un service complet avec recharge lente le soir au dépôt, la nouvelle patronne de la RATP ne s’interdit pas de tester les solutions à recharge rapide en fin de ligne ou aux stations. Même si elle ne pense pas qu’une telle solution puisse voir le jour "dans le Paris historique".

Un milliard d’euros et une appli pour les RER

Le nouveau contrat avec le Stif permet de voir l’avenir en rose avec une stabilisation de la dette de l’Epic et un objectif de 7 milliards d’euros d’investissements en 2020. Des investissements qui passent par une amélioration du réseau existant à commencer par les RER A et B qui bénéficieront d’1 milliard d’euros sur 5 ans.

Mise en concurrence sur les bus en 2024, mais bien avant sur les prochaines lignes de tramways T9 et T10 et la ligne 15 du Grand Paris, la RATP doit montrer son savoir-faire. 10 chantiers ont été définis pour 2025, dont la mobilisation générale de l’entreprise sur le RER, qui comprend également le lancement d’une application mobile "Mon RER A" d’ici à la fin de la semaine pour connaître les horaires, la durée de son trajet, et accéder directement au fil Tweeter du RER A en cas de problème. Quant à l’appli RATP, elle intègrera début 2016 au plus tard les données sur Velib et Autolib dans les recherches d’itinéraire.

Priorité à l’innovation et au digital

Elisabeth Borne souhaite que la RATP soit à 100% dans l’innovation et le digital. Elle vient de créer une direction de la stratégie, de l’innovation et du développement qui sera confiée à Nathalie Leboucher, actuelle directrice "smart cities" d’Orange. 100 collaborateurs doivent être recrutés pour renforcer dans les deux prochaines années le digital avec 30 millions d’euros d’investissements.

Une plate-forme RATP Apps va être lancée dans les prochains jours avec des applications spécifiques développées par des start-up sur la base de données open data de la RATP. La couverture 3G/4G sera achevée sur les RER A et B et la ligne 1 du métro avant la fin de l’année.

Toujours avant la fin 2015, la grande majorité des stations de bus sera équipée de technologies NFC, SMS ou QR Code pour informer les voyageurs du temps d’attente.

Pas d’automatisation de la ligne 13

En termes d’innovation, le pilotage automatique avec conducteur du tronçon central du RER A sera effectif en 2018 et la démarche pourrait être étendue au RER B. L’automatisation de la ligne 4 du métro est toujours d’actualité.

Par contre, "nous n’avons pas de projet d’automatisation d’autre ligne de métro", a confirmé Elisabeth Borne en réponse aux promesses des candidats Claude Bartolone (PS) et Valérie Pécresse (LR) en vue des élections régionales. Ces derniers envisagent d’automatiser la ligne 13.

Alors que la RATP insiste sur son rôle dans la mobilité durable et la ville intelligente, elle ne pouvait plus longtemps ignorer le boulet des particules dans les réseaux souterrains, produites par le ballast, un manque de ventilation et le système de freinage. "Nous allons agir sur le matériel roulant en installant des dispositifs de freinage électromagnétique et en renforçant la ventilation", assure Elisabeth Borne.

Elle confirme que les rames en rénovation seront dotées de ces nouveaux systèmes de freins et que 60 millions d’euros seront consacrés à la ventilation sur les cinq prochaines années. La qualité de l’air dans le métro est au moins à ce prix là.

Olivier Cognasse
  

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