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COP21

La ratification de l’accord de Paris marque le début du travail post COP21

Ludovic Dupin ,

Publié le

Quatre mois après la COP21, 160 Etats s’apprêtent à ratifier l’accord de Paris à New-York. Les mesures prévues dans ce texte vont maintenant faire l’objet de nouvelles discussions diplomatiques.

La ratification de l’accord de Paris marque le début du travail post COP21

Ce vendredi 22 avril est à marquer d’une pierre blanche. Quatre mois après la réunion de la COP21 en France, l’accord de Paris doit être signé à New-York au siège des Nations-Unies. Pour être ratifié, il faut le paraphe de 55 pays représentant au moins 55 % des émissions de CO2 de la planète. Les prévisions donnent plus de 170 pays signataires sur les 195 présents à paris (+l’UE), un événement renforcé par la présence d’une cinquantaine de dirigeants mondiaux.

Une belle réussite qui ne marque en réalité que le début des efforts à réaliser pour limiter le réchauffement climatique. "Atteindre la neutralité climatique au milieu du siècle va demander des efforts significatifs pour décarbonner l’économie globale, reposant sur une transformation vers des énergies plus propres, une amélioration de l’efficacité énergétique et une gestion plus durables de toutes les formes de ressources naturelles", assure Christina Figueres, secrétaire des nations-Unies pour le climat et l’une des artisanes de l’accord de Paris.

Une application en 2020

L’accord de Paris engage les signataires à limiter la hausse de températures "bien en deçà de 2°C" et de tout faire pour la limiter à 1,5 °C. La tendance actuelle est plutôt un réchauffement autour de 3 °C à la fin du siècle. Mais aucun objectif n’est fixé pays par pays sur les émissions de CO2. Seules comptent les contributions de chaque pays annoncées à Paris et qui, pour l’heure, ne sont pas suffisantes pour remplir ces objectifs.

Aussi l’accord prévoit une révision à la hausse des engagements  de chaque pays en 2025 – une date que beaucoup jugent trop tardive. Par ailleurs, un premier bilan mondial des actions engagées est prévu pour 2023. Quelques pays volontaires, dont la France, se sont regroupés pour revoir leurs objectifs à la hausse dès 2020.

Par ailleurs, à Paris, la communauté internationale s’est entendue pour fixer un plancher d’aides de 100 milliards de dollars  par an pour financer la transition énergétiques dans les pays pauvres et l’adaptation au changement climatiques dans les régions menacées comme les Etats insulaires. Là encore, ce point d’accord n’entrera en vigueur qu’en 2020 et sera revu en 2025.

Discussions diplomatiques

A plus court terme, la signature de New-York va ouvrir une intense session de diplomatie internationale. Pour ne citer que quelques dates, les négociateurs climatiques se retrouveront du 16-26 mai à Bonn en Allemagne pour définir ensemble les "décrets d’application " de l’accord de Paris. Du 3 au 5 juillet, se tiendra le traditionnel "dialogue de Petersberg sur le climat" à Berlin. Du 19 au 26 avril, la Climate Week se déroulera à New-York. Du 7 au 18 novembre se tiendra la COP22 à Marrakech, date à laquelle la France cédera la présidence de la COP au Maroc.

Car pour l’heure à New-York, la France tient une place particulière. Ségolène Royal, ministre de l’Environnement et Présidente de la COP 21 (depuis la démission de Laurent Fabius du Gouvernement), a fait un déplacement de trois jours à Manhattan pour organiser avec l’ONU la ratification de l’accord de Paris. Elle a notamment participé le mercredi 20 avril au forum de l’Union Africaine organisée par l’ONU où elle n’a pas hésité à se proclamer "héroïne du climat" dans un tweet accompagné d’une photo au côté de Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam international.

 

 

Malgré la présence de Ségolène Royal sur place, François Hollande se déplacera à New-York pour signer l’accord. A quelques heures de cette échéance, il a co-signé un appel de plusieurs chefs d’Etat, comme la Chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, pour fixer un prix du carbone. Le 12 avril dernier déjà, des dirigeants de grands groupes français, en présence de Laurence Tubiana championne française pour le climat, appelaient à fixer un tel prix.

Ludovic Dupin

 

 

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