La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne mise à l’arrêt début janvier

Le début d’année risque d’être difficile pour les salariés de la raffinerie Petroplus de Petit Couronne. Et ce, même si l'Etat se mobilise.

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La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne mise à l’arrêt début janvier

A l’issue d’un comité extraordinaire ce jeudi 29 décembre, la direction devait annoncer aux salariés l’arrêt de la production dès la semaine prochaine. L’opération de mise à l’arrêt, même provisoire, des installations prend plusieurs jours.

Cette décision fait suite à l’annonce par le groupe suisse le 27 décembre de graves difficultés financières et du refus par plusieurs banques de lui accorder une ligne de crédit d’un milliard d’euros nécessaire au fonctionnement normal de l’entreprise. Le groupe ne peut en effet plus acheter son pétrole brut, sans aide.

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Sur le site français, les salariés craignaient une telle annonce depuis plusieurs semaines. En effet, l’établissement situé en périphérie de Rouen devait faire l’objet d’une reconfiguration, avec l’arrêt de certaines activités. Une décision annoncée en octobre, pouvant entraîner la disparition de 120 emplois.

Selon l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, les banques pourraient ne rétablir que partiellement la ligne de crédit d'un milliard de dollars indispensable au fonctionnement de Petroplus qui a été gelée mardi. "Selon ce scénario, ne repartiraient que les raffineries les plus rentables du groupe, Coryton en Angleterre et Ingolstadt en Allemagne", a assuré Yvon Scornet, délégué CGT.

La médiation du crédit mobilisée

Cette annonce fait suite à l’appel à l’aide lancé par les salariés du site français au gouvernement. Le 28 décembre, les syndicats ont demandé au gouvernement de réclamer aux banques le déblocage de leur quote-part à cette ligne de crédit. Faute de quoi, le groupe serait contraint d’arrêter les cinq raffineries du groupe en Europe début janvier.

Un appel auquel les ministres de l’Industrie Eric Besson et de l’Economie François Baroin ont répondu par communiqué. Les ministres français expliquent que le gouvernement a saisi la médiation du crédit dès le 22 décembre, date à laquelle il a été informé des difficultés. L’objectif étant d’aider le groupe suisse dans ses négociations bancaires, incluant plusieurs banques internationales.

"Les banques françaises ont fait part de leur disponibilité pour mettre en place les financements demandés par l'entreprise dans le cadre d'un accord global", assurent les ministres. Les établissements français seraient donc prêts à soutenir le groupe suisse, en cas d’accord avec les autres banques. Au total, une quinzaine d’établissements bancaires, dont trois français, est engagée dans ce dossier.

Le groupe Petroplus assure poursuivre les négociations avec le consortium des banques pour tenter de trouver une solution. Mais là encore, les salariés craignent qu’elles ne demandent des garanties et notamment en termes de rationalisation de l’outil industriel.

En Suisse, le Conseil d'Etat neuchâtelois est préoccupé par les graves problèmes financiers de Petroplus, propriétaire de la raffinerie de Cressier notamment. Selon lui, le groupe pourrait être amené à se séparer de plusieurs raffineries.

Face à cette situation, l'agence de notation Standard&Poor's a dégradé la note du groupe, en la faisant passer à CCC+. Soit une des pires de l'échelle de l'agence.

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