La raffinerie LyondellBasell de Berre mise sous cocon

Ce 20 avril, les principaux travaux de mise sous cocon de la raffinerie touchent à leur fin. L'intersyndicale cherche toujours un repreneur tout en discutant des conditions de mise en œuvre du plan de sauvegarde de l'emploi avec une direction bientôt renouvelée.

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La raffinerie LyondellBasell de Berre mise sous cocon
Raffinerie de Berre-l’Etang

Arrêtée depuis le 4 janvier 2012, la raffinerie de LyondellBasell à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) est désormais en sommeil, dans l'attente qu'un repreneur qui la sorte de sa torpeur. Plus de trois mois de préparation et de travaux ont été nécessaires pour cette "mise sous cocon", prévue jusqu'au 31 décembre 2013. Elle lui permet potentiellement de redémarrer son activité à l'avenir.

Les installations qui constituent le cœur de son activité et de son process de production sont placées sous protection et sous surveillance. Une équipe de 20 à 25 personnes, en 3x8, assurera cette mission sur les prochains mois. La procédure se poursuivra tout au long de 2012 avec la mise sous cocon progressive de ses utilités et de ses équipements de stockage. L'intersyndicale cherche toujours un repreneur, avec l'appui du cabinet-conseil M2A, à Paris.

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Différentes pistes sont à l'étude, mais les conditions d'un redémarrage seraient complexes et vraisemblablement longues. En effet, l'unité devait subir un grand arrêt en 2013. La mise sous cocon a suspendu cette perspective pour LyondellBasell, mais un éventuel candidat à la reprise ne pourra s'en affranchir, d'autant plus que certains équipements (compresseurs, pompes...) ont été endommagés par la vague de froid qui a traversé la Provence en février dernier. Les représentants des personnels espèrent pouvoir trouver d'ici à l'été la "piste sérieuse et crédible" réclamée par la direction du groupe.

Au-delà, les chances d'un redémarrage s'amenuiseraient, dans la mesure où s'opèreront à partir de juillet les premiers départs découlant de l'arrêt de la raffinerie.

370 emplois sont concernés sur l'ensemble du site pétrochimique, soit près du tiers de l'effectif global. Il y aurait plus de 400 candidats au départ volontaire, en retraite anticipée ou en reclassement... Le nombre de licenciements sera donc "très faible" selon un directeur.

Le directeur actuel du site, Jean Gadbois, n'aura pas à arbitrer entre ceux qui partent et ceux qui restent. Lui-même sera remplacé à compter du 1er mai par le responsable d'exploitation, Jérôme Mauvigney, qui prendra la tête d'une équipe renouvelée.

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