Quotidien des Usines

La raffinerie de Normandie de Total bloquée mais pas arrêtée

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En Seine-Maritime, les forces de l’ordre garantissent l’accès aux quatre dépôts de carburant et à la raffinerie Exxon de Notre-Dame-de-Gravenchon. A Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, une partie du personnel posté de la raffinerie est en grève depuis le 20 mai, ce qui a contraint Total à arrêter certaines unités, sans pour autant mettre à l’arrêt la raffinerie.

La raffinerie de Normandie de Total bloquée mais pas arrêtée
Raffinerie Total de Gonfreville-L'Orcher.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

En Seine-Maritime, les forces de l’ordre - qui avaient débloqué vendredi 20 mai en fin d’après-midi le dépôt de carburant Rubis près de Rouen - sont mobilisées depuis trois jours pour garantir l’accès aux quatre dépôts de carburant du département ainsi qu’à la raffinerie Exxon de Notre-Dame-de-Gravenchon. A la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, la plus grosse raffinerie de France, le mouvement de grève de la CGT qui se poursuit a entraîné la "mise à l’arrêt de certaines unités", faute de personnel suffisant. Selon la direction du groupe Total, le pourcentage de grévistes dans les différentes équipes de quart a oscillé entre 56% et 40% entre le 20 mai et le 23 mai.

Le groupe Total, qui opère 5 des 8 raffineries de pétrole brut françaises, précise que si "aucun produit ne sort de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher", celle-ci n’est "pas à l’arrêt" pour autant.

Difficultés d'un arrêt et d'un redémarrage d'une raffinerie

"Si les équipes étaient en grève à 100 %, nous serions obligés d’arrêter complètement la raffinerie, mais ce n’est pas le cas, indique un porte-parole du groupe Total. Les opérateurs ont conscience de ce que représente un arrêt de la raffinerie et ne souhaitent pas avoir à gérer un arrêt et un redémarrage."

Loin d’être une opération de routine, l’arrêt d’une raffinerie est une entreprise techniquement contraignante qui s’étale sur quatre ou cinq jours et requiert des exigences importantes de sécurité (site Seveso). Le redémarrage est tout aussi délicat. Interrogée par l’Usine Nouvelle sur la nature des unités arrêtées, la direction du groupe Total a indiqué que ces informations étaient "confidentielles". La plateforme Total de raffinage et pétrochimie de Gonfreville-l’Orcher emploie 1700 salariés.

Claire Garnier

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