La querelle avec l'Autriche sur l'Eurofighter nuit au secteur, selon Airbus

VIENNE (Reuters) - Airbus a écrit au ministre autrichien de l'Economie pour regretter que la querelle autour de l'Eurofighter sape la réputation des fournisseurs de l'industrie aérospatiale européenne et pour dénoncer comme inacceptables les éventuels efforts destinés à criminaliser leur travail.
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La querelle avec l'Autriche sur l'Eurofighter nuit au secteur, selon Airbus
Airbus a écrit au ministre autrichien de l'Economie pour regretter que la querelle autour de l'Eurofighter sape la réputation des fournisseurs de l'industrie aérospatiale européenne et pour dénoncer comme inacceptables les éventuels efforts destinés à criminaliser leur travail. /Photo d'archives/REUTERS/Ints Kalnins

Le ministère autrichien de la Défense a engagé en février des poursuites contre Airbus et le consortium fabriquant l'Eurofighter, également composé du britannique BAE Systems et de l'italien Leonardo, pour des soupçons d'escroquerie dans le cadre d'une commande de près de deux milliards d'euros en 2003. Airbus et le consortium rejettent ces accusations.

L'enquête a ensuite été élargie à des personnalités, dont Tom Enders, président exécutif d'Airbus.

Dans une lettre datée du 11 juillet que Reuters a pu consulter, Airbus écrit au ministre autrichien de l'Economie, Harald Mahrer, que les efforts visant à criminaliser les accords conclus dans la cadre de cette commande menacent la réputation du secteur.

"La tendance à criminaliser les fournisseurs et leurs partenaires dans une commande d'une telle importance internationale n'est pas acceptable pour nous en tant que secteur", écrit le représentant d'Airbus en Autriche, Peter Denker.

Tom Enders a dénoncé en avril un détournement du système juridique à des fins politiques, alors que des élections législatives doivent avoir lieu en octobre en Autriche.

Une enquête parlementaire a été ouverte sur ces contrats. Elle a pris fin mercredi et ses conclusions devraient être rendues publiques la semaine prochaine.

Dans sa lettre, Airbus écrit que la campagne électorale a "depuis longtemps dépassé les limites raisonnables".

Le ministère autrichien de l'Economie a confirmé avoir reçu une lettre mais il a refusé de la commenter.

(Kirsti Knolle; Bertrand Boucey pour le service français)

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