La qualité de l'air s'est améliorée depuis 2000... mais les dépassements de normes perdurent

Le Commissariat général au développement durable a publié son rapport annuel sur la qualité de l'air le 29 octobre. Depuis 2000, il constate ainsi une amélioration avec des émissions en baisse pour la majorité des polluants. Une bonne nouvelle à relativiser. La France dépasse toujours les seuils réglementaires pour les particules fines, qui sont les plus dangereuses.

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La qualité de l'air s'est améliorée depuis 2000... mais les dépassements de normes perdurent
Selon le Commissariat général au développement durable, la qualité de l'air s'est améliorée entre 2000 et 2017. Une bonne nouvelle à relativiser.

Lundi 29 octobre, le Commissariat général au développement durable a publié son bilan de la qualité de l’air extérieur en France pour l’année 2017. Verdict : la qualité de l’air s’est améliorée sur la période 2000-2017. Un rapport qui démontre l’efficacité des réglementations selon les auteurs. Optimisme partagé par les associations, même si plusieurs points restent à améliorer.

Entre 2000 et 2017, l’air s’est donc purifié. Un progrès permis par une diminution des émissions de la majorité des polluants. Les

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émissions de cadmium et de dioxyde de soufre, deux polluants d’origine industrielle, ont par exemple baissé de 77%. Baisse importante également pour les oxydes d’azote (-49%). “Les progrès réalisés dans le secteur du transport routier expliquent en partie la décroissance observée : renouvellement du parc de véhicules, équipement progressif des véhicules en pots catalytiques et développement d’autres technologies de réduction”, détaille le document.

En revanche, les émissions restent globalement stables pour deux composés : le cuivre dégagé par les transports routier et le ferroviaire ; l’ammoniac qui provient de l’agriculture.

Plusieurs villes françaises dépassent les normes réglementaires de l'Union Européenne

“Les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent et les dépassements des normes réglementaires de qualité de l'air pour la protection de la santé affectent moins de zones”, note le Commissariat général au développement durable. Mais ces diminutions sont moins importantes que pour les émissions.

Les villes à proximité du trafic routier ou des industries sont particulièrement concernées par les dépassements. Entre 2000 et 2017, 12 villes ont enregistré chaque année des dépassements sur les normes de dioxyde d’azote, d’ozone ou des particules fines PM10 : Avignon, Beaucaire, Gérardmer, Lyon, Marseille – Aix-en-Provence, Montpellier, Mulhouse, Nice, Paris, Strasbourg et Toulon.

Au niveau européen aussi, le bilan est contrasté par les inégalités territoriales. Dix États membres, dont la France, dépassent les normes européennes en 2016 sur les concentrations de de dioxyde d’azote, d’ozone et des particules fines PM10.

391 000 morts prématurées dans l'Union Européenne en 2015

“La pollution diminue en général mais quand nous parlons de masse des particules, les plus grosses baissent mais nous ne diminuons pas encore assez les plus fines qui sont les plus dangereuses”, commente à L'Usine Nouvelle Charlotte Songeur, ingénieure en communication à Airparif, association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France. Dans un rapport publié également le 29 octobre, l’Agence européenne de l’environnement estime ainsi que la pollution de l’air a provoqué 391 000 morts prématurées en 2015 dans les 28 pays de l'Union Européenne.

Charlotte Songeur précise : “Il y a une vraie tendance à la baisse de plusieurs polluants dont les deux plus problématiques, qui sont le dioxyde d’azote et les particules fines. Mais il faut continuer à agir pour que cette baisse perdure, pour descendre en-dessous des seuils réglementaires et pour nous rapprocher des recommandations de l’OMS."

L’ingénieure invite aussi à la vigilance sur des polluants émergents. “Nous avons aussi de plus en plus de problèmes avec les dioxydes de chlore et de brome. Il y a une problématique assez nouvelle avec le dioxyde de brome, lié à l’utilisation de retardateurs de feux dans tous les nouveaux meubles et éléments que nous construisons.”

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