La présence de l'indien Tata Motors au Maroc en question

En Espagne, Tata Motors va arrêter l'activité de montage de carrosseries pour autobus réalisée dans sa filiale Tata Hispano. L'usine marocaine de Tata Hispano située à Casablanca pourrait être reprise en direct par le géant indien.

 

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La présence de l'indien Tata Motors au Maroc en question
Le siège de Tata Hispano à Saragosse en Espagne

Après Fagor, encore une entreprise basée en Espagne dont les difficultés ont des implications internationales, notamment au Maroc. Il s'agit cette fois de Tata Hispano, la filiale espagnole du groupe Tata spécialisée dans l'assemblage des autocars et autobus.

Tata Motors a en effet décidé en septembre de fermer cette usine basée à Saragosse qui connait des problèmes de compétitivité. L'usine qui emploie environ 400 personnes va être arrêtée mais une certaine incertitude règne sur le sort de sa filiale marocaine Hispano Maroc, basée à Casablanca dont elle détient 100%.

Pourtant selon un porte parole de Tata cité par le site indien d'information Live Mint "Il n'y a pas de plan de fermeture pour Hispano Maroc dans le cadre de la fermeture de Tata Hispano Motors en Espagne. Tata Motors va acheter la société marocaine à la société espagnole" sans donner plus de détails sur la transaction financière.

Privé de son relais en Espagne, rien n'indique par ailleurs que la filiale marocaine du groupe, soit viable à terme. Au vu notamment de la mauvaise santé de ce marché des autocars.

La chute de la demande en Europe depuis 2008 et la crise économique ont, selon Tata Motors entrainé pour Tata Hispano des pertes supérieures à 60 millions d'euros au cours des cinq dernières années, dont en 2012, un déficit de plus de 14 millions d'euros.

Implantée au Maroc en 2000, l’unité de production d'Hispano Maroc située à Casablanca possède une surface totale de 13 000 m² et emploie plus de 200 personnes. La filiale marocaine est spécialisée dans le montage de carroserie pour autobus et autocars.

Tata Motors n'ayant pas trouvé d'acheteur pour son unité en Espagne, le site pourrait être cédé par lots. En Aragon où cette affaire fait grand bruit, certains évoquent la reprise de l'usine par les salariés.

Tata avait en 2005 acquis 20% de cette société, alors nommée Hispano Carrocera avant de monter à 100% dans le capital en 2009.

Outre Tata Hispano, d'autre entreprises notamment espagnoles sont présentes dans cette activité au Maroc. Le basque Irizar a, en 2008, inauguré une usine de carrosserie d'autocars à Skhikrat au sud-ouest de Rabat. Le catalan Ayats dispose d'une usine à Tetouan. Le portugais Soriac Caetano est lui installé à Berrechid au sud de Casablanca.

Nasser Djama

Peu d'Indiens au Maroc.
Tata Motors fait partie de la poignée d'investisseurs indiens au Maroc. Parmi les autres on peut citer le groupe pharmaceutique Ranbaxy qui exploite une usine près de Casablanca ou encore Birla qui a monté une joint venture avec l'OCP à Jorf Lasfar pour la production d'engrais. L'équipementier automobile SSWL, spécialisé dans les jantes aluminium a fait part d'un projet d'implantation à Tanger près de la plate-forme Renault qui est un de ses clients. Selon nos informations, SSWL attendrait que la production effective du site Renault dépasse 400 000 véhicules par an avant de lancer cet investissement. Par ailleurs, en terme de commerce bilatéral, les échanges indo-marocains dépassent 2 milliards de dollars par an. .


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