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Quotidien des Usines

La première plateforme de thérapie cellulaire inaugurée en septembre aux Ulis

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

La production de futurs médicaments de thérapie cellulaire débutera bientôt aux Ulis, dans l’Essonne. Pour fabriquer ces produits particulièrement complexes, le laboratoire LFB a dû s’inspirer des meilleures technologies mondiales.

La première plateforme de thérapie cellulaire inaugurée en septembre aux Ulis © D.R

Usine hors normes, la première plateforme française de thérapie cellulaire sera inaugurée en septembre aux Ulis, dans l’Essonne. Pour que l’Hexagone se positionne sans tarder dans ce domaine thérapeutique faisant appel aux cellules pour remplacer des cellules déficientes ou reconstituer des organes endommagés, CELLforCURE a réalisé un investissement de 18 millions d’euros.

CELLforCURE est la filiale dédiée à la thérapie cellulaire du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), un laboratoire détenu par l’Etat spécialisé dans les médicaments dérivés du plasma et les biomédicaments recombinants.

Bénéficier des infrastructures locales du LFB

Ce nouveau site sera la pièce maîtresse du projet C4C, retenu en octobre 2012 au titre des Investissements d’avenir. Avec à la clé, 80 millions d’euros dont 30 millions apportés par Oséo. Le but : démontrer qu’on peut industrialiser les thérapies cellulaires en développant cinq produits sur ce plateau technique, qui bénéficiera des infrastructures de la principale usine de bioproduction du LFB, également située aux Ulis.

"Si nous avions monté ce nouveau site en rase campagne, cela nous aurait coûté trois fois plus cher !", explique Christian Béchon, le PDG du LFB. Le projet dispose encore de sept ans pour produire les lots cliniques et les lots commerciaux des cinq futurs médicaments, puis les distribuer sur le marché européen.

De petites unités de production juxtaposées

Pour produire ces traitements majoritairement autologues (réalisés à partir des propres cellules du malade), "nous avons dû imaginer une usine différente des autres sites de production en biotechnologie, poursuit Christian Béchon. C’est un vrai challenge industriel, car il fallait un site composé de petites unités juxtaposées, chacune produisant le médicament d’une personne. Nous avons donc fait un benchmark mondial des techniques de production, afin d’être à la pointe".

Oubliés les gigantesques cuves et bioréacteurs utilisés dans le plasma, place aux poches de culture cellulaire jetables. "Ce site sera également très automatisé afin de pouvoir répliquer rapidement les processus et proposer in fine des traitements à des coûts abordables pour l’Assurance maladie. Car si nous souhaitons donner une chance à la médecine régénérative, il faut qu’elle soit remboursée", estime Christian Béchon.

Autre contrainte, les cellules étant des organismes vivants, elles ne peuvent généralement pas être stockées au-delà d’une journée. Il faudra donc pouvoir les transporter très rapidement dans les unités de soin : d’où la proximité stratégique de l’aéroport d’Orly.

La création de 150 emplois directs et indirects

Avec une capacité annuelle de production de 3 000 à 5 000 lots thérapeutiques, le plateau technique constituera la première entité européenne modulaire autorisant une production industrielle de grande ampleur. Le projet devrait aussi créer 150 emplois industriels directs et indirects, dont une soixantaine en bioproduction.

Gaëlle Fleitour

Le LFB poursuit son plan d’efficience industrielle

En 2012, le LFB a dégagé un résultat net de 3,6 millions d’euros pour 465,7 millions d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 7,7 %). Pour que ses pertes de 6,9 millions d’euros en 2011 appartiennent au passé, le LFB a travaillé dur. Lançant notamment un plan d’efficience industrielle qui court jusqu’en 2016 afin de renforcer sa compétitivité. Au programme : une amélioration des procédés techniques sur ses différents sites, en augmentant la taille des lots par exemple pour diminuer les coûts. Mais également une réorganisation interne, en particulier dans la production du plasma, dont l’effectif de 1200 salariés sera légèrement diminué.

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