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LA POSTEUN PASSE-PARTOUT SANS CONTACTUn badge électronique sans contact, mis au point par La Poste et le Cnet, permet l'accès aux immeubles dans des plages horaires déterminées. Un algorithme de cryptage assure la sécurité du système.

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LA POSTE

UN PASSE-PARTOUT SANS CONTACT

Un badge électronique sans contact, mis au point par La Poste et le Cnet, permet l'accès aux immeubles dans des plages horaires déterminées. Un algorithme de cryptage assure la sécurité du système.



Les quelque 100 000 facteurs de La Poste font 400 millions de passages par an dans les immeubles. Pas question, pour eux, de transporter dans une sacoche supplémentaire les clés nécessaires pour accéder aux boîtes aux lettres ! La solution actuelle ? Un passe qui autorise l'entrée dans la quasi-totalité des immeubles munis d'un digicode. Mais ces " sésames " ont vite été copiés. Il fallait autre chose. Et la direction de la recherche et du développement de La Poste a trouvé : un système utilisant un badge électronique sans contact, complètement sécurisé par un algorithme de cryptage et par une gestion fine des horaires d'accès autorisé. Un boîtier électronique authentifie la personne, s'assure de la véracité des données et, ces opérations une fois réalisées, ouvre la porte. " Nous avons eu de la chance ", assure, modeste, Jean-Paul Huon, responsable du projet. Ce qui allait devenir Vigik a été confié il y a trois ans au Sept (Service d'études communes de La Poste et de France Télécom) de Caen, redevenu le Cnet à la fin de l'année dernière. " C'est une rencontre dans une cafétéria qui a permis de résoudre le problème, révèle Jean-Paul Huon. Les équipes qui travaillaient sur le sujet ont rencontré d'autres personnes qui avaient mis au point un système de cryptage. " Le tour était joué par la conjonction d'un besoin et d'un brevet. Le besoin de base était simple : " Les immeubles se ferment de plus en plus, depuis les années 80, expose Jean-Paul Huon. Il fallait trouver un système permettant aux facteurs d'entrer, tout en préservant la sécurité. " D'où l'élaboration d'un cahier des charges, comportant trois points principaux. D'abord, résoudre les problèmes liés à la perte ou au vol des clés. Ensuite, offrir une grande souplesse dans l'organisation des tournées, susceptibles d'évoluer très rapidement (création de zones industrielles, congés maladie, etc.). Et, enfin, tenir compte d'une constatation : " Nous avons découvert à quel point la vie d'un immeuble est complexe ", reconnaît Jean-Paul Huon. Les facteurs ne sont pas les seuls concernés par le problème d'accès, loin s'en faut ! Les agents d'EdF-GdF, les chauffagistes, les techniciens qui interviennent sur les ascenseurs (liste non exhaustive) ont tous besoin de pénétrer aisément dans les immeubles. Le système devait donc être multi-opérateur. C'est ainsi qu'est né le " concept de sécurité ouvert ".

Des autorisations cryptées personnalisées

Sécurité d'abord ! Et c'est là qu'intervient le brevet déposé par l'ex-Sept. Le cryptage des données est assuré par un algorithme fondé sur une technologie dite " à clé publique ". La société concernée, La Poste, par exemple, possède une clé logicielle privée qui lui permet de crypter une autorisation d'entrer pour chacun des préposés, tous munis d'un badge sans contact. L'accès est ensuite possible grâce au décryptage de l'autorisation par le lecteur de badges de l'immeuble. " Il eût été ingérable de placer un code secret dans chacun des systèmes à digicodes ", estime Jean-Paul Huon. La partie " publique " du logiciel étant la même pour tous, les boîtiers d'admission sont tous semblables. Le badge est rechargé tous les matins, avec ses autorisations cryptées différemment. " En cas de perte ou de vol, il n'est valable qu'une journée. Il est impossible de le reprogrammer ensuite ", explique Patrick Langlais, ingénieur au Cnet à Caen. A un droit d'accès correspond un badge et un seul. Une première réalisation en vraie grandeur a eu lieu en 1996 à Caen, sur une centaine d'immeubles résidentiels. Puis l'expérience s'est étendue à des agents d'EdF-GdF, ainsi qu'à " Ouest-France ", pour le portage des journaux à domicile. La Poste entre maintenant dans la phase d'industrialisation de Vigik. " Nous sommes en train de définir un standard pour l'accès des opérateurs, explique Jean-Paul Huon. Après, les industriels qui fabriqueront les boîtiers et les programmateurs personnaliseront leurs systèmes ", La Poste se réservant le contrôle de la conformité des produits. La technologie employée, à base d'un microcontrôleur, met à l'abri des mauvaises surprises. Jean-Paul Huon est confiant : " Nous serons prêts à la fin de l'année. "



L'enjeu

· Renouvellement sur cinq ans du parc des 500 000 digicodes installés dans les immeubles en France.

Le défi

· Mettre au point un système infalsifiable d'accès aux immeubles grâce à une clé électronique sans contact.

Les moyens

· Une équipe de douze personnes sur un an pour le passage à la phase industrielle.



L'avis de l'expert

Dominique Dumora
, responsable produits au département contrôle d'accès de Delta Protection.

"La Poste utilise aujourd'hui une clé mécanique commune à l'ensemble de ses agents. Le principe du badge sans contact permet plus de souplesse. Et, notamment, chaque badge peut être validé en fonction de l'accès à des lieux donnés. Il n'y a en fait plus de passe-partout "national". C'est un "plus" considérable pour la gestion des immeubles. Cette direction prise par La Poste est tout à fait justifiée par rapport à l'évolution des technologies, qui permettent ce type de systèmes. "

USINE NOUVELLE N°2583

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