La Poste, un service public à minima

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Pas de doute ! La Poste est entrée dans une nouvelle ère. Et la signature du contrat de service public pour les années 2008-2012 par Jean-Paul Bailly, PDG du groupe et de trois membres du gouvernement prépare l'ouverture à la concurrence pour les lettres de moins de 50 grammes dans trois ans. Tout en améliorant la qualité des prestations et la position de ce « grand opérateur européen », l'Etat et La Poste s'engagent à assurer cette mission de service public dans ses différentes missions que sont l'aménagement du territoire, l'accessibilité bancaire et surtout la distribution du courrier.

Pourtant, de nombreux exemples dans les zones rurales montrent que le service public bat de l'aile. Quant à la presse, « cette noble profession », dixit Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, elle a reçu l'engagement de l'Etat qu'elle serait toujours distribuée, malgré les difficultés économiques. Un accord tripartite entre La Poste, la presse et l'Etat a été signé pour les sept prochaines années (2009-2015). Il confirme le souhait du gouvernement de se désengager en douceur (de 232 à 180 millions d'euros en 2015) et la volonté de faire disparaître le déficit de ce service public sur cette activité. Résultat : la presse qui n'est pas dans une forme resplendissante va devoir avaler des hausses de 25 à 34 % sur l'ensemble de la période concernée.

Enfin, la Poste prépare sa mue pour affronter la concurrence. A la rentrée, Jean-Paul Bailly devra présenter le changement de statut de cet établissement public, sans doute en société anonyme pour permettre l'ouverture du capital. Un pas vers la privatisation ? Les syndicats en sont intimement convaincus.

Olivier Cognasse

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