Technos et Innovations

La Poste ouvre ses coffres-forts numériques

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Un an après le lancement de la première version de Digiposte, La Poste s'apprête à proposer à toutes les entreprises cette offre de dématérialisation et d'archivage des documents.

La Poste ouvre ses coffres-forts numériques © Roo Reynolds - Flickr - C.C.

Moderniser l'offre et préparer l'avenir. Tels sont les objectifs de la nouvelle solution de « confiance » Digiposte de la Poste  (287.000 collaborateurs). Ce service de dématérialisation du courrier intègre une boite aux lettres numérique, un coffre-fort et un espace de partage. Trois briques censées faciliter la réception et l'archivage par tout un chacun de documents numériques, comme les bulletins de salaires, les factures ou les relevés de comptes...

Digiposte repose sur les solutions de Docapost, holding de la Poste regroupant ses différentes branches spécialisées dans la gestion du document (environ 5.000 salariés au total), et notamment Certinomis, une filiale délivrant des certificats électroniques. Le service est aussi lié aux applications de partenaires externes, comme ADP, un opérateur de services externalisés de gestion de la paie, ou encore ISE (Info Service Europe) et Microlist, des prestataires de services d'archivage.

Réception, archivage, partage

Les premiers résultats sont là. Depuis l'an dernier, les particuliers ont la possibilité de créer gratuitement leur compte Digiposte, doté d'un espace de stockage d'une capacité limitée à un gigaoctet. Le groupe envisage d’ailleurs de leur proposer d'acheter du stockage supplémentaire, si besoin. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi déjà partager leurs documents avec des interlocuteurs « autorisés » comme des entreprises ou des services administratifs.

Plus récemment, le service Digiposte a également été testé par une vingtaine d'entreprises françaises de toutes tailles. Parmi elles, Crédit Mutuel Arkéa et La Banque Postale pour la transmission de relevés de comptes, ou encore Acadomia et Redcats pour l'envoi de bulletins de paie au format électronique. Et la Poste va désormais commercialiser ce service auprès de toutes les sociétés françaises, avec l'objectif de convaincre « plusieurs centaines d'entre elles » dans les prochaines années.

L'expéditeur paye le service

Pour ces entreprises, « le service est payant », explique un porte-parole de la Poste, en soulignant que le prix est déterminé en fonction du volume de courrier envoyé. « Le modèle est le même que pour le courrier papier », précise-t-il : « C'est l'expéditeur qui paye ».

Reste à voir si Digiposte rencontrera le succès escompté et saura s'imposer face à la concurrence. Car CDC Arkhinéo (Caisse des Dépôts) et Sagemcom, par exemple, proposent eux aussi aux entreprises des coffres-forts et des sites d'« échanges numériques de confiance. »

Quelle que soit sa réussite, ce nouveau service de dématérialisation du courrier ne devrait présenter quasiment aucun risque pour les activités existantes de la Poste. Dans son dernier rapport semestriel, publié en août 2010, le groupe indique en effet que cette activité ne devrait avoir qu'un « impact marginal sur les produits et charges du courrier » pendant les premières années.

Photo : Roo Reynolds - Flickr - C.C.

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