La politique d'Eon en examen entre gouvernement et élus locaux

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg reçoit ce mardi 9 octobre, à 10h30, les élus concernés par la restructuration des centrales à charbon du numéro 1 allemand de l’énergie.

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La politique d'Eon en examen entre gouvernement et élus locaux

Saint-Avold, Hornaing, Montceau-les-Mines, Gardanne. Autant de communes concernées par les annonces d’EON. En effet, en juin dernier, la direction France a confirmé aux 885 salariés vouloir fermer cinq tranches sur les sept que comptent ses quatre centrales à charbon héritées de la Société nationale d'électricité thermique (SNET).

Hornaing fut épargnée quelque temps. Elle devait être remplacée par une tranche alimentée au gaz (CCGT) mais Eon a finalement annoncé l'abandon de ce projet de conversion. Le projet de reconversion à la biomasse est, en revanche, maintenu à Gardanne. Un plan qui fait grincer des dents, notamment certains élus locaux. A l’instar de François-Michel Lambert, député EELV des Bouches du Rhône, qui expliquait à L’Usine Nouvelle que le projet n’était pas viable. "Je pense qu’Eon ne veut pas réellement le porter jusqu’au bout. Ils veulent sortir par la grande et pouvoir dire qu’ils ont tout fait pour sauver Gardanne. Mais on peut craindre qu’elle ferme aussi", expliquait-il le 1er octobre dernier.

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"Nous ne le ferions pas si nous ne croyions pas à la faisabilité", rétorque fermement Jérôme Dupont, porte-parole d’EON France, contacté par L’Usine Nouvelle. "Les tranches au charbon ne sont pas rentables. A partir de janvier 2013, nous ne saurons plus gagner d’argent avec le charbon". En effet, à ce moment-là, l’attribution gratuite des quotas de CO2 prendra fin. Or le charbon est un gros producteur de ce gaz à effet de serre. L’électricien devra alors payer ses quotas de CO2. "L’équation économique va considérablement changer pour nous", explique Jérôme Dupont.

Malgré ces justifications, le ministère du Redressement productif garde un œil sur ces centrales à charbon. Il doit discuter de leur sort ce matin avec une délégation d'élus locaux concernés.

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