"La plus grande faiblesse de la chimie, c’est de ne pas assez investir", assure Alain de Krassny, président de Kem One

Le groupe français Kem One, n°2 européen du PVC, devrait passer sous pavillon américain avant la fin de l'année. Le 10 septembre, un accord de négociations exclusives a été signé avec Apollo Global Management. L'ensemble représente un chiffre d'affaires annuel de près de 1 milliard d'euros, regroupe près de 1400 salariés et huit sites industriels dont sept en France et un en Espagne. En 2013, Alain de Krassny avait sauvé le groupe, alors placé en redressement judiciaire. Un an auparavant, Kem One, né en 1983 au sein d'Atochem, avait été cédé par Arkema au groupe suisse Klesch, qui avait géré la suite de façon désastreuse. Pour l'Usine Nouvelle, Alain de Krassny revient sur cette aventure industrielle.

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"La plus grande faiblesse de la chimie, c’est de ne pas assez investir, surtout pour les commodités", estime Alain de Krassny, president de Kem One, qui a engagé 600 millions d'euros d'investissements ces huit dernières années dans le groupe français.

L'Usine Nouvelle - Vous avez entamé des négociations exclusives pour céder Kem One à Apollo Global Management. Aujourd’hui comment se porte le groupe ?
Alain de Krassny -
Nous allons atteindre 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année. Nous sommes le deuxième producteur européen de PVC, avec une gamme complète, et l’un des rares producteurs à faire tous les types de PVC. La société se porte bien, nous avons terminé la plus grande partie des investissements stratégiques. Aujourd’hui, l’important c’est de consolider Kem One avec un repreneur qui puisse poursuivre ma stratégie.

En 2013, quand vous reprenez Kem One, la situation est très complexe. Après une cession en 2012 par Arkema au groupe Klesch, la situation a très vite basculé, avec un placement en redressement judiciaire. Pourquoi vous êtes-vous engagé dans ce projet, sur des commodités chimiques qui n’intéressent pas beaucoup les chimistes, plus tournés vers les spécialités et des marges plus fortes ?
C’est très simple, c’était une question d’ego.

[...]

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