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L'Usine Auto

"La plateforme MINI sera partagée avec BMW", affirme Jochen Goller

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Entretien La seconde génération de la MINI est l'une des grandes nouveautés du salon de Detroit. Pour Jochen Goller, vice-président du groupe Mini, détenu par l’allemand BMW, cette nouvelle version est une étape cruciale dans l'histoire de la marque.

La plateforme MINI sera partagée avec BMW, affirme Jochen Goller

L'Usine Nouvelle - Pourquoi le lancement de cette nouvelle génération est-il aussi crucial pour MINI et pour le groupe BMW?

Jochen Goller - Cette nouvelle MINI nous emmène un cran plus loin. En terme de design, elle reprend l'identité de la MINI. L'intérieur a lui beaucoup évolué: il est plus haut de gamme et intègre des équipements de dernière génération, distribués sur des modèles haut de gamme. Comme par exemple l'affichage tête haute.

Ce lancement est aussi important d'un point de vue technique.

La nouvelle MINI inaugure en effet une nouvelle plateforme à traction avant, qui sera pour la première fois partagée avec des modèles du groupe BMW. Nous pouvons ainsi augmenter encore les synergies entre les deux groupes et l'usine d'Oxford a effectué un job énorme pour son lancement. Ce véhicule et les autres modèles de la gamme seront fabriqués sur la même ligne, ce qui en fait une usine ultra-flexible, où chaque moment du processus industriel a été optimisé.

La nouvelle MINI inaugure aussi une nouvelle génération de moteurs. Contrairement à la précédente, vous ne la réalisez pas avec PSA. Pourquoi ?

Nous avons étudié toutes les options avec PSA. Quand nous avons développé des moteurs communs avec PSA, pour la première génération de la MINI, nous n'avions pas chez BMW de tels moteurs. Aujourd'hui, le groupe a de plus petits modèles comme la Série 1 et donc les moteurs correspondants. Nous partagerons d'ailleurs nos nouveaux moteurs avec BMW. Les coûts de développements et de fabrication sont de plus en plus complexes, il faut des synergies.

305 030 MINI ont été vendus en 2013, un record. Allez-vous construire de nouvelles usines pour suivre la demande?

Nous avons aujourd'hui l'usine d'Oxford, qui arrive à pleine capacité. Les Countryman et Paceman sont eux assemblés à Graz (Autriche) chez Magna Steyr, et nous avons repris l'usine néerlandaise NedCar à Born pour augmenter notre capacité de production. Ce sera une autre étape importante dans l'histoire de MINI. Mais nous n'avons pas l'intention pour le moment de localiser des sites sur certains marchés comme la Chine par exemple, car pour cela il faut atteindre de gros volumes de production.

Tout le monde fait aujourd'hui du "néorétro". Comment la MINI peut-elle rester la référence d'un marché qu'elle a créé ?

Land Rover, Porsche, la Citroën DS3 ou l'Audi A1… Il y a beaucoup de bons challengers. Mais nous n'avons pas vraiment de concurrent direct. La MINI reste une référence car nous offrons à la fois un design connu et assumé mais avec une voiture toujours équipée du dernier cri. Proposer du lifestyle mais dans une coquille vide, sans substance à l'intérieur, ce ne serait pas possible.

Propos recueillis par Pauline Ducamp

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