la planification contre la stratégie

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la planification contre la stratégie



On partrès couramment de la planification stratégique, alors que les deux termes sont antinomiques. En effet, la stratégie relève de la création, de l'intuition ainsi que de la synthèse. Prenant appui sur l'analyse et la formalisation, la planification, de son côté, est l'expression du conservatisme. Générant l'obsession du contrôle, elle ne peut que susciter l'hostilité des opérationnels Mais ne s'adapte-t-elle pas en devenant flexible? Poudre aux yeux! Pour Henry Mintzberg, éminent spécialiste canadien du management, qui enseigne notamment à l'Insead, la méthode des scénarios incite à l'attente et certainement pas à l'action. L'auteur se montre tout aussi sévère avec Michael Porter qu'avec les adeptes de la planification traditionnelle, où il fait figurer en bonne place les Français, depuis Henri Fayol jusqu'à nos technocrates actuels. S'il s'appuie plus sur l'analyse des théoriciens de la planification que sur l'observation directe en entreprise, le réquisitoire est aussi documenté que brillant. Sur la pauvreté des données qui fondent les prévisions, sur les "plans de relance" qui ne sont que des opérations de relations publiques, il se montre impitoyable. A proscrire, alors, la planification? Eh bien non, répond l'auteur dans une dernière partie, dont le ton mesuré peut surprendre après tant de férocité iconoclaste. Le polémiste cédant la plume au professeur, Henry Mintzberg explique que la planification, si elle ne peut pas créer de stratégie, sert à mieux expliciter et à rendre plus opérationnelles celles qui existent. Cependant, pour en faire bon usage, il faut d'abord en connaître les limites.



TITRE: "Grandeur et décadence de la planification stratégique".

AUTEUR: .

EDITEUR: Dunod.

PRIX: 240F. (456 p.).

USINE NOUVELLE - N°2470 -

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