La plaisance française subit des vents contraires

L’industrie de la plaisance française a subi de plein fouet la crise en 2012, après avoir bien résisté en 2011. Les chantiers français ont pourtant tout fait pour amortir la forte baisse du marché européen en faisant de gros effort à l’exportation vers l’Asie et le Brésil.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

La plaisance française subit des vents contraires

Recul de 18 % du chiffre d’affaires à 739,9 millions d’euros, baisse de 20 % du nombre d’unités produites… Les chiffres de la production française de bateaux publiés par la Fédération des industries nautiques (FIN) pour l’année 2011/2012 sont sans appel. "C’est le deuxième choc, après celui des années 2008 et 2009", déplore Jean-François Fountaine, le président de la FIN. Ce sont les voiliers qui ont connu le plus gros recul (-24 %, à 418,1 millions d’euros de chiffre d’affaires) alors que les bateaux à moteurs résistent mieux (-10 %, à 302,4 millions). Seuls les "divers", tirés par le succès du "stand up paddle", ces planches où l’on pagaie debout, affichent une forte progression (+36 %), mais avec un chiffre d’affaires beaucoup plus réduit : 19,4 millions d’euros.

Mais Jean-François Fountaine, qui reconnaît être optimiste par nature, ne noircit pas le tableau. Les exportations, déjà à un niveau élevé en 2011, progressent encore pour atteindre 68 % du chiffre d’affaires des chantiers français, et même 74 % sur le secteur des voiliers. "Nous n’avions jamais atteint des chiffres aussi importants. Nos entreprises se sont battues pour aller chercher des marchés très loin." La présence française sur les salons étrangers est en augmentation, les petites entreprises se regroupant avec l’aide de la FIN et d’Ubifrance. Cet effort est d’ailleurs l’une des raisons de la diminution de la taille moyenne des stands des chantiers au Nautic de Paris (du 8 au 16 décembre, porte de Versailles). Pour amortir la crise qui sévit sur l’Europe, où le recul pourrait atteindre 25 % à 30 %, les entreprises françaises doivent aller en Asie et en Amérique du Sud. Le marché nord-américain, après un effondrement cumulé de 70 % depuis 2008, semble avoir enfin touché le fond et montre un léger redémarrage.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Concernant les immatriculations en France, la baisse est de 10,6 % pour les voiliers neufs et de 12,4 % pour les bateaux à moteur neufs. Ces chiffres, moins mauvais que la moyenne européenne, montrent, comme la bonne tenue du marché de l’occasion (+0,3 %), l’attachement des Français au nautisme. Le succès des manifestations (étape de la Volvo Race à Lorient, départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne, Tonnerres de Brest…) en atteste. Si, aujourd’hui, personne ne semble vouloir faire des prévisions pour 2013, l’industrie nautique française veut se persuader que les difficultés actuelles sont uniquement conjoncturelles.

Patrice Desmedt

Partager

NEWSLETTER Aéro et Défense
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS