La pétrochimie européenne court après sa compétitivité

Menacés par une forte concurrence mondiale, les industriels de la pétrochimie européenne tentent de maintenir la compétitivité de leurs usines.

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La pétrochimie européenne court après sa compétitivité

La pétrochimie européenne vit des temps difficiles. Et le secteur doit trouver les moyens de rester dans la course. C'est ce qui ressort des résultats publiés aujourd'hui par le Syndicat de la chimie organique de base (Scob). Si l'activité a été en hausse lors du premier semestre de l'année 2011, après une forte chute au moment de la crise, un fort ralentissement s'est engagé depuis le second semestre.

Les sites pétrochimiques, qui fournissent en particulier l'éthylène et le propylène employés dans de très nombreux secteurs avals, ont tourné en 2011 à 81,4% de leurs capacités (contre 83,6% en 2010). Un chiffre très faible, sachant que la moyenne sur les vingt dernières années s'élève à plus de 88%. Selon les dirigeants du Scob, jamais plus les niveaux de production de 2008 ne seront de nouveau atteints.

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Les raisons d'une telle baisse de production sont multiples. Et risquent de se prolonger au-delà de 2012… Les industriels européens sont confrontés à des marchés finaux atones, comme l'emballage (le principal débouché de la pétrochimie), voire en forte chute, à l'instar de l'automobile et de la construction.

L'environnement international n'est pas non plus en faveur du maintien d'une activité soutenue européen, France comprise. Les importations de polymères en provenance du Moyen-Orient, où les nouvelles capacités de production explosent, ne cessent d'augmenter. Dans le même temps, le renouveau de l'industrie pétrochimique américaine grâce à l'exploitation du gaz de schiste concurrencera de plus en plus les acteurs européens.

Résultat : les capacités de production augmentent partout… sauf en Europe. Les industriels qui prévoient les plus fortes hausses de capacités de production sont tous basés dans les pays émergents. Parmi les plus offensifs d'ici à 2017, les chinois Sinopec et Petrochina, et l'indien Reliance.

Trois leviers de réduction de coûts

Face à cette situation de crise, les industriels européens cherchent donc à maintenir leur compétitivité. Leur première arme ? La fermeture pure et simple de capacités. Sur la période 2007-2012, aucun composé pétrochimique de base n'y a échappé : -1,1% pour l'éthylène, -3,9% pour le polyéthylène, -8,2% pour le propylène et -16,1% pour le styrène et le polystyrène. Dans les prochaines années, les capacités de production d'éthylène et de polyéthylène seront les plus touchées par les nouvelles fermetures.

Deuxième levier de réduction des coûts : modifier l'utilisation de l'outil de production. Ce qui passe en particulier par la diversification pour les vapocraqueurs des matières premières (gaz de pétrole liquéfié et ressources renouvelables) en remplacement du naphta (une coupe du pétrole).

Dernier moyen pour améliorer la compétitivité des sites : l'innovation. Elle peut passer par la production de polymères et de plastiques d'origine renouvelable (bio-éthanol et acide polylactique par exemple), par des procédés plus économes en matière et en énergie et par des produits à plus haute valeur ajoutée en direction des secteurs finaux (allégement de véhicules, réduction des épaisseurs des emballages, meilleure isolation des bâtiments…).

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