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La pépite Cartesiam lève 2 millions d’euros pour rendre les microcontrôleurs intelligents

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Made in France La pépite toulonnaise de l’Edge computing Cartesiam boucle un deuxième tour de table de 2 millions d’euros. De quoi accélérer son développement avec la mission de faire rentrer l’intelligence artificielle dans de simples microcontrôleurs.

La pépite Cartesiam lève 2 millions d’euros pour rendre les microcontrôleurs intelligents
Joël Rubino, directeur général et cofondateur de Cartesiam
© Cartesiam

Cartesiam se donne les moyens de franchir une nouvelle étape de développement. Fin 2018, la pépite toulonnaise de l’Edge computing a levé 2 millions d’euros auprès d’investisseurs privés, de banques et de Bpifrance. C’est son deuxième tour de table après celui de 500 000 euros en juillet 2017. "Avec cette ce nouveau tour de table, nous voulons conforter nos capacités de R&D, poursuivre nos embauches et accélérer notre développement commercial en Europe et en Amérique du Nord", confie à L’Usine Nouvelle Joël Rubino, cofondateur et directeur général de la société.

L'Edge computing poussé jusqu'au bout

Fondée en août 2016 à la cité des objets connectés d’Angers, Cartesiam édite NanoEdge IA, une solution d’intelligence artificielle autonome pour l’embarqué. "C’est une plateforme unique sur le marché, vante Joël Rubino. Elle est la seule solution d’intelligence artificielle à combiner les fonctions d’apprentissage et d’analytique en local. Elle a été développée en partant des mathématiques pour la faire tourner sur de simples microcontrôleurs, sans passer par le cloud pour les phases d’apprentissage et de création du modèle analytique."

La start-up, qui compte aujourd’hui 17 collaborateurs, dont 16 en France et un aux Etats-Unis, se positionne à l’avant-garde de l’Edge computing, qui consiste à traiter les données au plus près des capteurs qui les produisent. Une alternative au cloud qui offre de nombreux avantages en termes de réactivité, sécurité, consommation de courant ou coût. "Nous poussons le concept jusqu’au bout en rendant possible l’analyse des données là où elles sont générées : dans le microcontrôleur du capteur, explique son patron. C’est plus efficace, plus rapide et plus simple que la démarche traditionnelle fondée sur le cloud ou les serveurs. Les gens, qui découvrent notre solution, sont surpris par son efficacité et sa simplicité de mise en œuvre."

Cette solution a démarré l’aventure commerciale via un partenariat avec Eolane, deuxième sous-traitant électronique français derrière AsteelFlash. " Il embarque notre plateforme NanoEdge IA sur son capteur de vibration Bob Assistant, explicite Joël Rubino. C’est le Shazam de la maintenance prédictive. Une fois posé sur la machine tournante à surveiller, il se met en mode d’écoute et compare les données enregistrées avec celle du modèle appris. Au bout de cinq à dix minutes, il a construit son modèle d’analytique et passe en mode de surveillance. Pendant une semaine, il continue son auto-apprentissage pour perfectionner son modèle. Il est si efficace qu’il peut fonctionner pendant 4 ans sans changement de la batterie."

Un partenariat avec un équipementier automobile

Lancé en avril 2018, Bob Assistant est déjà déployé à plus de 200 exemplaires notamment chez EDF pour le contrôle de ses centrales thermiques en Corse et Veolia pour la maintenance de ses stations de pompage en Allemagne. Le modèle de Cartesiam est de fournir son logiciel en licence et de toucher une redevance sur les ventes des produits qui l’intègrent.

Un an après sa création, Cartesiam a déménagé à Toulon. Histoire d’offrir un meilleur cadre de vie à ses collaborateurs, de faciliter les embauches et de garder plus facilement ses talents. Car pour sa croissance, la pépite prévoit de poursuivre les embauches de spécialistes de la data, une denrée très disputée sur le marché de l’emploi. Elle dispose d’un partenariat commercial avec Decide4Action au Canada et espère conclure bientôt un partenariat important avec un équipementier automobile en Europe. L’opportunité s’annonce radieuse, car une voiture embarque en moyenne 70 microcontrôleurs selon Cédric Demeure, président d'Embedded France, l'association représentant la filière française de l'embarqué.

Cartesiam, qui a ouvert en 2018 des filiales en Allemagne et aux Etats-Unis, voit l’avenir en rose. Selon le cabinet Semico, près de 13 milliards de microcontrôleurs sont écoulés chaque année dans le monde. Ils constituent autant de cibles potentielles pour la solution NanoEdge IA. " Nous discutions avec tous les fournisseurs de microcontrôleurs dans le monde et aussi avec les industriels qui les embarquent dans leurs produits", confie Joël Rubino, qui voit sa société atteindre en 2019 un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros et un effectif de 25 à 30 personnes.

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