La pénibilité au cœur des grèves des ports français

Voilà deux semaines que les ports français sont bloqués par des grèves menées par les dockers et les grutiers. En cause ? Le refus du gouvernement d’appliquer un accord relatif à la pénibilité dans le calcul de la retraite pour les salariés des ports.

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La pénibilité au cœur des grèves des ports français

Ils n’en démordent pas. Grutiers et dockers veulent que le projet d’accord, âprement négocié par les syndicats avant le remaniement ministériel, soit pris en compte et permette de déroger au système actuel de retraite voté à l’automne. Ce que l'Union des ports de France (UFP), mandatée par le gouvernement, refuse de faire.

Dans le détail, selon les représentants des salariés, ce texte a été signé le 27 octobre entre Jean-François Carenco, alors directeur de cabinet du ministère de l’Ecologie, et les organisations syndicales et patronales.

Issu de la réforme portuaire de 2008, il autorise les départs anticipés à la retraite de quatre ans avant l’âge légal pour cause de pénibilité. Une mesure qui bénéficierait à quelque 5 000 à 6 000 ouvriers portuaires.

Pour les syndicats, le gouvernement aurait changé d’avis pour des raisons financières, car le projet coûterait près de 60 millions d’euros à l’Etat, selon les Echos. Mais le texte contredit surtout la réforme des retraites votée en octobre. Le gouvernement a donc réclamé aux partenaires sociaux de rectifier l’accord en limitant les départs anticipés à deux ans maximum avant l’âge légal.

« Loin de la relance »

Depuis le début du mois de janvier, ils multiplient les blocages sous forme d’arrêts de travail du vendredi 0h au mardi 0h. A cela s’ajoutent des mouvements lors des jours travaillés.

« Nous sommes très loin de la relance des ports, promet le secrétaire général de la CGT des ports et docks, Tony Hautbois. Nous sommes prêts à inscrire le mouvement dans la durée, avec des modalités d’action ne pénalisant pas trop les salariés (grèves du week-end) ».

Pour tenter de ramener le calme et relancer l’activité, le secrétaire d’Etat aux transports, Thierry Mariani, a appelé les partenaires sociaux à faire preuve de responsabilité en reprenant les négociations. Il assure que le gouvernement est prêt à reconnaître la pénibilité de certains métiers portuaires. « Une chance historique donnée aux organisations syndicales », selon lui.

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