La papeterie Lana cherche un repreneur

Placée en redressement judiciaire depuis le 21 janvier, l'entreprise strasbourgeoise a vu sa période d'observation prolongée jusqu'au 1er juillet.

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La papeterie Lana cherche un repreneur

Un vent d'optimisme a soufflé lundi 18 mars sur la papeterie Lana Papiers Spéciaux, qui emploie 87 personnes à Strasbourg (Bas-Rhin). Alors que son avenir semblait sérieusement compromis au moment de son placement en redressement judiciaire, le 21 janvier, l'entreprise est aujourd'hui à la recherche d'un repreneur.

Lundi matin, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a confirmé la poursuite de la période d'observation jusqu'au 1er juillet, le temps de consolider un business plan et de tenter de concrétiser les marques d'intérêt enregistrées. La nouvelle a été accueillie par les vivas des salariés, dont une grande partie avait fait le déplacement au tribunal.

Lana, créée en 1590 et implantée à Strasbourg depuis 1872, est spécialisée dans la production de papiers spéciaux, pour les marchés des beaux-arts et de la sécurité notamment.

Selon Evelyne Wiegand, secrétaire adjointe du comité d'entreprise, le propriétaire du site, le groupe allemand Concert "ne souhaite pas continuer en reprenant le passif, qui s'élève à 4 à 5 millions d'euros".

Les espoirs reposent donc sur un plan établi par Patrick Béranger, ex-directeur de SCA Packaging à Fegersheim (Bas-Rhin), qui a agi pour l'heure en tant que consultant et qui devrait prochainement prendre la direction de Lana. « Il prévoit de conserver entre 60 et 65 emplois et de continuer à produire sur deux machines », indique Sarah Banaïssa, secrétaire du comité d'entreprise.

"L'idée, c'est de proposer aux éventuels repreneurs quelque chose de simple et qui fonctionne », confie Patrick Béranger, selon lequel « plusieurs visites" de l'usine ont déjà eu lieu.

"A 65% d'utilisation des capacités de production, on est rentables. Ca peut faire rêver quelques investisseurs", poursuit-il.

"Il faut encore se battre, tout n'est pas gagné, mais on a montré que cette entreprise a un avenir", assure Me Luc Dörr, l'avocat du comité d'entreprise.

Thomas Calinon

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